L. BROCQ
Alcool de citron. ISO grammes.
Acide chlorhydrique. 4
On peut couper les cheveux à 1 centimètre quand il s’agit des hommes, mais pour les femmes c’est le plus souvent inutile. Il suffit, si la chute est importante, de couper les cheveux au tiers de leur longueur.
E. Alopécie prématurée idiopathique, pityhiasique (Leloir, Vidal), furfuracée(KKPosi),püyrodes(P.Pmcvs). —Pityriasis capüis (Devergie) . —Alopécie progressive du cuir chevelu, anticipée, prématurée, précoce (E. Besnier). — Pour un grand nombre d’auteurs, l’alopécie prématurée n’est autre qu’une séborrhée, un eczéma séborrhéique (Unna) du cuir chevelu. Avec E. Besnier, nous pensons qu’elle constitue une affection à part « affectant des rapports étroits avec les alopécies dues à la séborrhée, à l’hyperidrose se compliquant de la germination accessoire des parasites divers encore incomplètement connus (parasites de Malassez, parasites de l’eczéma séborrhéique d’Unna), mais pouvant exister en dehors de toutes ces conditions ». C’est un état sénile prématuré du cuir chevelu ayant les caractères, les localisations, l’évolution, les altérations cutanées et pilaires de l’alopécie sénile proprement dite, survenant vers vingt ou vingt-cinq ans, quelquefois même plus tôt, chez des hommes, le plus souvent. Les femmes, en effet, soignent mieux leur chevelure, n’ont pas les coif-
alopécie
fures nuisiblGS des hommes et font moins d excès de toutes sortes : à ces causes adjuvantes mais non constamment observées, de l’alopécie progressive prématurée, nous ajouterons l’hérédité, l’arthristisme et ses innombrables manifestations, les migraines, l’obésité, les troubles dyspeptiques, la constipation, l’hyperidrose, la chlorose, l’anémie, l’état nerveux, les . veilles, les excès de travail intellectuel et vénériens, la nécessité de porter des coiffures lourdes (képis, casquettes, casques), l’abus des lavâges de la tête et des tailles de cheveux compliquées, etc., etc.
Le pronostic est variable. Une hygiène générale et locale, des soins locaux appropriés, peuvent retarder de quelques années la chute définitive; mais dans quelques cas heureusement rares tous les traitements échouent. « L’alopécie progressive vraie du cuir chevelu aboutit à la calvitie à une échéance qui peut être reculée, mais qui n’en est pas moins inévitable. » (E. Besnier.)
Traitement. — Il a déjà été indiqué en partie. (Voir plus haut Alopécie des convalescences.) — Consulter en outre les articles Séborrhée et Poils. Nous devons cependant ajouter des indications s’adressant particulièrement à cette variété si fréquente d’alopécie.
Il faut s’efforcer d’abord, si possible, de faire disparaître les causes adjuvantes, ou du moins d’en atténuer les effets.
E. Besnier prescrit un traitement interne prolongé au fer et à l’arsenic, à doses faibles et tolérées.
Traitement externe. — Aux formules déjà indiquées de Besnier, Brocq, Bazin, Kaposi, etc., nous ajouterons les suivantes, en conseillant de tâter avec soin la susceptibilité du sujet, de ne pas se rebuter, de ne pas
ALOPÉCIE
modifier trop souvent le traitement, et de s’assurer fréquemment deJ’état du cuir chevelu; si on constate en effet des signes non équivoques de séborrhée sèche ou grasse, le traitement devra être modifié (Voir Séborrhée).
Lotions :
GOTTLE
Acide acétiaue.
Borax pulvérisé.
■Alcool à 60» . .
Eau de roses.
Appliquer chaque jour.
Lotions avec :
Alcool à 90» .
J 00 grammes
Ammoniauue.
Essence de bergamote..
BRINTON
Eau de roses .... \
1 ââ 100 grammes.
» ââ IS —
Alcool à 90». ]
Glycérine..
Teinture de capsicum. ,
— de cantharides(
Esprit aromatique d’ammo- j
niaque. . '
Sulfate de quinine.,.
Parfum, ad libitum
Frictions soir et matin. (Préparation peu usitée France.)
LESLÉE
Acide phénique.
Teinture de noix vomique ' — de quinquina rouge.
— de cantharides.
Eau de Cologne.
2 grammes.
30 grammes.
Huile d’amandes douces ..
ALOPÉCIE
P. PINCUS
Huile de fragon.. (
Alcool... '
ââ 40 grammes.
Huile essentielle de Sabine....
XV gouttes.
Alcool rectifié..
40 grammes.
Teinture d’ambre.. ..
P. PINCUS
Tannin pur.....
1 gramme.
S grammes.
Huile d’amandes douces.
On peut alterner les lotions avec les pommades.
Vaseline. 60 grammes.
Turbith minéral... 3 —
Essence de citron. XX gouttes.
Nous pourrions citer encore un nombre infini de remèdes de'clarés infaillibles (?) par leurs auteurs. Schmitz dit que la pilocarpine muriatique en injections sous-cutanées favorise très certainement le développement de la chevelure (?).
Terminons en indiquant le traitement de Lassar, très apprécié en Allemagne. (Ueber Haarcuren, Lassar in Tlierapeutische Monatshefte, 4888, n^ 42.)
Pendant six à huit semaines tous les jours, puis plus rarement :
40 Savonner le cuir chevelu pendant à peu près dix minutes avec un savon au goudron ; laver ensuite avec de l’eau tiède, puis froide, pour éviter les refroidissements. Sécher légèrement le cuir chevelu, puis :
2« Frictionner avec la solution suivante ;
Solution de bichlorure d’hy-
drargyre..... Ogi’.SO sur 250 gr.
50 grammes.
3» Frictionner ensuite avec de l’alcool absolu additionné de 1/2 0/0 de naphtol, et pratiquer sur la peau une onction abondante avec :
Acide salicylique. 2 grammes.
Teinture de benjoin. 3 —
Huile de pied de bœuf. 100 —
On peut, dans les cas , rebelles, remplacer l’huile sus-indiquée par la suivante :
Pilocarpine muriatique....
Quinine.
Soufre précipité ..
Baume du Pérou.
Moelle de bœuf.
Angiokératome (MibellietPringle). — Verrues télangiectasiques (Dubreuilh). — Télangiectasie verrugueuse (Brocq). — Lymphangiectasie des mains et des pieds (ColcottFox). — Verrues caverneuses, næviformes, vaculaires. — Lichen télangieçtasique des anciens auteurs, etc.
C’est une affection assez rare, constituant une des formes des verrues juvéniles, survenant, en effet, généralement au commencement de l’àge adulte, occupant surtout la face dorsale des mains et parfois des pieds, toujours consécutive à des engelures. Elle est caractérisée, à son degré de développement typique, par des petites tumeurs sèches, kératosiques, verruqueuses, du volume d’une tête d’épingle ou d’une très petite lentille,
2 grammes.
Glycérine.
Eau de Cologne.
ABISTOL
peu saillantes, grisâtres, violacées, irrégulières ; par transparence, on aperçoit un petit pointillé rouge, purpurique, vasculaire, télangiectasique. Ces petites tumeurs, qui pâlissent notablement sous la pression du doigt, reposent sur des régions atteintes d’érythème pernio. Elles semblent être plutôt, d’après Mibelli, des lésions vasculaires d evenant kératosiques sous l’influence des troubles circulatoires, peut-être d’origine nerveuse, que des verrues ivulgaires devenant télangiectasiques (Dubreijilh). En d’autres termes, la verrue serait, non pas primitive, mais secondaire aux troubles de la circulation ; de sorte que le traitement est bien plus celui de la télangiectasie que celui de la verrue.
On a conseillé l’électro-poncture, ou galvano-caustique ponctuée. L’électrolyse semble bien préférable : la pointe fine caustique étant reliée au pôle négatif, le pôle positif, sous forme de plaque, étant appliqué sur l’avant-bras. On doit employer un courant d’environ 6 milliampères.
Angioma pigmentosum et atrophicum.
(Voir Xérodermie pigmentaire.)
Angiome. — (Voir Nœvus.)
Angionévrose. — (Voir Trophonévrose.)
Anthrax. — (Voir Furoncle et Diabétides.)
Aplasie lamineuse. — (Voir Trophonévrose.)
Aplasie moniliforme des poils et des cheveux. — (Voir Poils.)
Aristol. — Varistol est un monoiodothymol, ou un composé d’iode et de thymol. Il se présente sous la forme d’une poudre insoluble dans l’alcool, la glycérine et l’eau ; facilement soluhle dans l’éther, il est de nouveau précipité par l’alcool. Il se dissout facilement dans les huiles grasses. Pour éviter qu’il ne s’altère,
.STÉATOSE
il faut avoir soin de le tenir à l’abri de la lumière.
Il posséderait l’action de l’iodoforme (?) sans en avoir l’odeur ni surtout les propriétés toxiques (Eichoff, Fodr- Nioux, Séguieb, Nbisser, Brocq, Schirren). On l’emploie soit en poudre, soit en pommade (S à 10 0/0), soit.en solution éthérée, soit enfin en solution huileuse pour injection sous-cutanée. — Il a été essayé avec des succès très différents dans une foule d’affections cutanées. Son emploi semble surtout indiqué dans les ulcérations cutanées ( plaies de jambe, épithélioma (Brocq), bubon, phagédénisme, ulcérations tuberculeuses, syphilitiques), dans les formes humides de l’eczéma, dans le psoriasis, les dermatomycoses, etc.
Arsenic. — C’est un médicament très employé en dermatologie, dont dans bien des cas on a fait un véritable abus. Le lecteur trouvera dans le courant de cet ouvrage la formule des principales préparations arsenicales; elles provoquent parfois des éruptions intenses (Voir Éruptions médicamenteuses). Les deux dermatoses qui tirent de l’arsenic l’elfet le plus favorable sont le lichen plan ou de Wilson, et la dermatite herpétiforme (Voir ces mots).
Astéatose. — L’absence ou l’insuffisance absolue de sécrétion graisseuse constitue l’astéatose. Elle est très rarement idiopathique. Le plus souvent elle constitue l’un des symptômes d’une affection cutanée congénitale (xérodermie, ichtyose, prurigo) ou acquise (psoriasis, lèpre, dermites produites par l’abus de l’eau froide, du savon (laveuses), ou par certains agents chimiques, par exemple, chez les ouvriers travaillant dans les usines de produits chimiques). Dans ces cas, l’astéatose est partielle.Saduréeetsa curabilité sont subordonnées aux causes qui la produisent. Il n’existe pas de médicament
ATROPHIES CUTANÉES
susceptible de réveiller l’activité des glandes sébacées. Le traitement consiste à soigner l’affection cutanée concomitante, à supprimer les causes provocatrices extérieures,' à fournir de la matière grasse à l’épiderme (frictions avec lanoline, axonge, huile de vaseline, huile de foie de morue, crème deglycérineet de lanoline, etc.), enfin, à provoquer des sudations abondantes (injections sous-cutanées de pilocarpine).
Atrichie. — (Voir Alopécie.)
Atrophies cutanées. — Uatrophie cutanée peut être diffuse ou partielle. L’atrophie diffuse comprend Vatrophie sénile (xérodermie des vieillards) ; l’atrophie partielle renferme plusieurs variétés, qui sont :
1“ L’atrophie partielle idiopathique de Leloir et Vidal, affection très rare, caractérisée par des taches blanchâtres, jaunes ou d’un hrun clair, arrondies ou ovalaires, qui n’occupent que des points très limités de la peau, qui, à leur niveau, est mince, flasque, et se plisse très facilement ;
ai) Les stries atrophiques (Voir Vergetures).
^°'h’atrophie partielle symptomatique soit d’une lésion d’origine nerveuse, centrale ou périphérique {Trophonérrose faciale de Romberg, aplasie lamineuse progressive de Lande (Voir Trophonévrose), le xéroderma pigmentosum de Kaposi. (Voir ce mot), les sclérodermies en plaques (Voir Sclérodermies)', soit d’une maladie de la peau telle que eczéma chronique, pemphigus, érysipèle à répétition, lupus, syphilides, favus, acné atrophique,etc. etc. Dans ces derniers cas, c’est bien plutôt une cicatrice que l’atrophie cutanée proprement dite qu’on observe.
Il n’existe pas de traitement des atrophies cutanées idiopathiques. Quant aux atrophies symptomatiques, leur traitement est celui de la lésion qui les provoque.
AÜTOGEAPHISME
Atrophodermie pigmentaire idiopathique diffuse de Crocker. — (Voir Xérodermie pigmentaire.)
Autographisme. — Ainsi désigné par Dujardin- Beaumetz et Mesnet, l’autographisme est un phénomène assez rare qui ne se rencontre que chez des sujets très manifestement nerveux, hystériques le plus souvent, caractérisé par l’apparition sur le tégument, à la suite d’un contact même léger, de lignes, de dessins, de lettres même, en relief, formant des élevures rouges ou rosées qui présentent tous les caractères objectifs de l’urticaire dite porcelaine, et peuvent persister pendant trente, quarante minutes, et même pendant plusieurs heures (douze heures dans un cas que nous avons observé dans le service du Df Mesnet).
Cette excitabilité anormale des nerfs vaso-dilatateurs improprement appelée dermographisme (Fébé, Lamy, Comv) àiSèveAQl’urticaireprovoquée, artificielle ou factice (Voir ce mot) par les circonstances'spéciales dans lesquelles on l’observe, par sa rareté, enfin, et surtout par l’absence de prurit ou de cuisson urticarienne.
Il n’existe à vrai dire pas de traitement de ce phénomène singulier nullement douloureux. La seule indica-. tion est de traiter l’hystérie du sujet.
Bains. — (Voir Eau.)
Bassorine. — On désigne sous ce nom une préparation nouvelle, servant de base pour les pommades dont la composition exacte n’est pas encore absolument connue. La partie constituante la plus importante est la bassorine, mucilage végétal retiré de la gomme de Bassora et d’autres espèces de gommes. Elle est inodore, incolore, sans saveur; insoluble dans l’eau froide, elle se prend en une masse visqueuse dans l’eau chaude.
C’est cette substance qui, mélangée en certaines proportions à l’eau, à la glycérine, à la dextrine, compose une pâte à l’aspect d’une gelée fauve assez semblable à ' la vaseline, qui est neutre, inodore et ne se décompose pas à la longue.
Elle se dessèche à l’air et doit être conservée dans des vases bien clos. Mais après dessiccation l’incorporation d’un peu d’eau lui rend toutes ses propriétés. Elle ne tache pas les draps, les linges et l’on en débarrasse aisément la peau.
Toutes les substances médicamenteuses solides peuvent lui être incorporées. Mais ce sont surtout l’oxyde de zinc, la chrysarobine, le soufre, l’acide salicylique, le salicylate de soude, l’acide borique, le