‹ Traitement des Affections du Segment Antérieur de l'œil par la PénicillineChapitre 14 sur 27 · RS · texte numérisé non relu

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Signalons rapidement les accidents qui surviennent à la suite de l’utilisation de la voie générale et dus le plus souvent à des impuretés de Ia pénicilline ou à des produits venant de préparations défectueuses (alcalinité des verres servant à fabriquer les ampoules, impuretés de l’eau distillée, fibres de cellulose en suspension, chlorure de sodium de mauvaise qualité pour fabriquer les solutés) comme l’a montré Roux. Ces actidents vus en humaine consistaient (ils sont rarement vus aujourd’hui) en frissons, hyperthermies, éosinophilie, céphalées, sensation de brûlure aux lieux d’injections, etc.

Chez les animaux les accidents généraux, bénins, sou- vent subjectifs, sont très difficile à mettre en évidence.

Les accidents anaphylactiques sont les plus fréquents aujourd’hui. Ils se traduisent par des manifestations cutanées ou oculaires lors d’applications locales. C’est surtout après les applications focales qu'ils sont vus et ils sont bénins en général. CHU et CUTTIN montrent par des injections répétées au lapin et au cobaye, qu'il pourrait exister une légère anaphylaxie naturelle à l’égard de la pénicilline G pure et qu’il se créait une sensibilisation acquise se manifestant sous forme d’urticaire. Des réactions identiques sont constatées avec la pénicilline calcium du commerce. Mais l’administration générale de pénicilline G pure au cobaye par différentes : voies n’a pas montré d’hypersensibilité générale, alors qu’une telle hypersensibilité apparaissait facilement avec les modes locaux d'administration.

Ces données sont vérifiées par la clinique : parfois c’est la première $goutte d’un collyre à Ia pénicilline qui ? :

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provoque d'emblée une violente réaction. Le plus souvent c’est à la suite d'applications répétées que l'œil rougit, devient douloureux, larmoyant, qu’il est le siège de démangeaisons et qu’un véritable eczéma oculaire peut se développer. Les pommades prédisposent davantage que les collyres à ces accidents d’autant plus qu’on les emploie dans les blépharites, c’est-à-dire sur des tissus allergiques.

‘Il convient de cesser le traitement dès qu’on observe ces accidents au moins les applications locales, la voie générale ne se montrant pas déchaînante dans cette anaphylaxie qui est surtout d'ordre locai.

Si on pense que c’est en tant qu'haptène se combinant aux protéides de l’organisme que la pénicilline est anaphylactisante, certains cas de sensibilité cutanée sont dus au véhicule.

La désensibilisation par une méthode spécifique comme celle de BESREDKA est possible et a été utilisée avec. succès à New-York. On peut également utiliser la thérapeutique magnésienne non spécifique.

Mentionnons enfin les intolérances locales, fréquentes, car la tolérance à la pénicilline des différentes parties de l’œil est très variable et augmente avec la pureté du produit. On a observé, pour de fortes concentrations une réaction qui si elle est parfois salutaire est en d’autres occasions violente et désorganisatrice.

Ainsi jorsqu’on cherche à guérir une irido-cyclite par exemple par des injections intra-camériennes ou SOUSconjonctivales au prix d’une certaine réaction de l'œil

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à la pénicilline ,si le traitement échoue la réaction a eu évidemment lieu quand même pour peu qu’elle soit violente on a aggravé le cas. C’est ainsi que dans le domaine de la thérapeutique oculaire interne, « tout échec est en même temps un accident ».

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