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après anesthésie de la conjonctive. Le taux de concentration se montre suffisant dans l’humeur aqueuse pendant 6 heures, pendant 5 heures dans la cornée, la sclérotique comme l’ont montré SORSBY et UNGAR. Avec les pénicillines purifiées les concentrations habituelles sont de 2.500 à 50.000 U par cm* et même plus, on injecte de 1/2 à 2 cc-de solution. | ?
Enfin”il faut signaler les excellents résultats de l’association pénicilline vitamine C. SUMMERS montre que 500 mmé de vitamine C, injectés en intra-veineuse, tous les jours, associés aux instillations répétées de pénicilline ou aux injections sous-conjonctivales, viennent rapidement à bout d’affections très tenaces.
Dans les ulcères cornéens graves accompagnés d’hypopyon, il est conseillé d’appliquer sur l’ulcération (après cocaïnisation) de la pénicilline sodique en poudre. Ce traitement a été préconisé par JULIUS et YUNG et par JANE Mann.
Au point de vue de Îa stabilité des préparations employées en ophtalmologie nous voyons que les facteurs habituels de la perte d’activité d’une pénicilline sont essentiellement : l’eau, la chaleur, les acides et les bases, d’autres corps plus rarement :; les impuretés que contient la pénicilline interviennent également.
Les sels sodiques sont plus stables que les sels calciques, et les pénicillines purifiées comme la pénicilline G cristallisée, sont, de l’avis de plusieurs auteurs, moins stabies que certaines préparations brutes. Les impuretés joueraient un rôle heureux de tampon, freinant les réactions de décomposition de l’antibiote en corps bio-
MADIONN
logiquement inactifs. Donc plus la pénicilline est purifiée, moins elle est stable en solütions dans l’eau distil- Tée. La fixation d’eau sur la molécule de pénicilline provoque l’hydrolyse du corps-avéc formation d’acide pénicilloïque biologiquement inactif. C’est pourquoi au sec les poudres se conservent plusieurs mois à témpérature moyenne.
. GROSSMAN étudiant la stabilité de la pénicilline en solution isotonique dans l’eau distillée, en pomnade dans l’huile d’olive, dans l’huile de foie de morue, dans le sérum sanguin, constate que les pommades conservent leurs propriétés le même temps que les solutions dans l’eau distillée, mais que l’action antibiotique disparaissait vite et qu'il en résultait un gâchage inutile. Les solutions dans l’huile de foie de morue ou dans l’huile d’olive ont paru à GROSSMAN les meilleures solutions, supérieures aux solutions salines, mais c’est la solution dans le plasma qui lui a donné le plus de satisfaction.
En effet, les suspensions huileuses, quand elles sont anhydres, se conservent très bien pendant 5 à 6 mois. Les pommades et les onguents sont stables ou instables suivant qu'ils sont ou non exempts d’eau. Les solutions aqueuses devraient en principe être utilisées dans les 24 heures. Dès que la pénicilline est diluée elle s’altère rapidement mais il convient de ne pas s’exagérer cette chute d’activité, des collyres $ardés plus de 3 mois dans de mauvaises conditions ayant conservé un certain pou-
voir bactériostatique.
Dans les conditions habituelles, pour des pénicillines spécialisées maintenues à une température inférieure à
15 C, l’activité des solutions baisserait d’une manière notable au bout de 10 à 14 jours. SORSBY et UNGAR pensent que les sels sodiques et calciques qui se conservent plusieurs mois à sec à“la-température de la chambre, ne perdent guère de leur activité en solution avant 14 jours.
La chaleur est un facteur certain de dégradation de la pénicilline. Cependant MOLINA trouve exagérées les précautions imposées pour la conservation du médicament. Il affirme que les flacons de pénicilline amorphe qualifiée de thermolabile,, peuvent être maintenus 6 mois à la température moyenne ambiante et les solu-tions 6 jours, sans diminution appréciable de Îeur pouvoir. antibiotique. :
L'inactivation par les acides dépend de la fixation de 4 l'ion H sur l’N du noyau pour former .un ion positif ou un ampho-ion. Voici les résultats des expériences de MoOLINAS et WELCH :
pénicillines dissoutes dans de l’eau distillée :
pH T° 4à 6° 6:4:6,5 Ë S 8 à 14° ___ pas de perte d'activité.
Si 12-25 8N ___ perte de 15% d'activité. 4,5 et 4 à "6° ER ; perte totale d'activité, moins 8 à 14° Ies pénicillines se détruisent ,
Tous les échantillons cristallisés fortement purifiés se montrèrent instables dans l’eau distillée, même pour un PH compris entre 6,2 et 6,6.