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BRODERSEN ‘étudie l’inactivation de la pénicilline G en milieu fortement alcalin ; ceci lui permet d’établir un diagramme indiquant la stabilité de cette pénicilline en solution aqueuse pour différents pH et à des tempé:ratures allant de 0 à 120°.
. Pratiquement vu cette action du pH, la commission du Codex avait décidé que les flacons de pénicilline seraient fabriqués en verre neutre. Pour le praticien retenons que l’acide borique, le chlorydrate d’adrénaline, substances couramment employée en ophtalmologie ont une action affaiblissante certaine sur la pénicilline.
Enfin d’autres substances possèdent un pouvoir inactivant sur la pénicilline. Nous citerons : Îes sels de zinc et la glycérine ; certaines substances entrant dans lacomposition du caoutchouc des tuyaux ou des bouchons des flacons (BELLAMY et WATT), les vitamines du éroupe B (TRIA et LENTI). Les précipités obtenus avec certaines solutions d’anesthésiques locaux (syncaïne scurocaïne) sont des précipités d’impureté qui ne nuisent en rien au pouvoir anti-infectieux (M"° MOUSSET).
Il est vrai qu’on a essayé d'augmenter la stabilité des solutions. On a réalisé la stabilisation $râce à l’emploi comme solvants de tampons phosphatés. Il semble alors que Îa stabilité obtenue soit d’autant plus grande que la pénicilline est plus purifiée, à l’inverse de ce qui se passe pour les solutions en eau distillée ordinaire. L’adjonction d’un tampon phosphaté protèse également contre l’action inactivante des tubes de caoutchouc. RAMON et RICHOU ont obtenu de bons résultats par formolisation des solutions. L’urée a servi aussi à cette stabilisation.