‹ Traitement des Affections du Segment Antérieur de l'œil par la PénicillineChapitre 22 sur 27 · COMMENTAIRE · texte numérisé non relu

COMMENTAIRE

Ces observations appellent quelques commentaires :

Il faut remarquer [a fréquence des affections oculai- res chez les jeunes chiens, les observations 2, 5, 7, 9, 12, 18, 20 concernent des animaux de moins de 1 an. Chez ces derniers en effet la Maladie de Carré est responsable de nombreuses affections oculaires surtout des conjonctivites et kératites.

Un autre point tout à fait remarquable c’est que les kératites de la Maladie de Carré (kératites interstitielles) qui évoluaient suivant les descriptions classiques sur les deux yeux, se montrent maintenant Île plus fréquemment sur un seul œil (cbs. 7, 9, 12, 20). La raison de cette particularité nous échappe. Y a-t-il une cause prédis-

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— posante qui influe sur un œil pour le rendre plus sensible que l’autre ? De quel ordre est cette cause ?

D'ailleurs si quelquefois l’autre œil est atteint c’est par la suite (nous avons pu voir cela se produire sur un chien qui, ayant fait une kératite interstitielle à l'œil droit qui traitée a guéri, a présenté 3 semaines après une kératite interstitielle de l’œil sauche).

Si nous envisageons la durée du traitement pour amener la guérison nous voyons que :

Dans les conjonctivites catarrhales nous avons eu un succès en 2 jours (obs. 13), un autre en 4 jours (obs. 6) par la pommade ou Îe collyre ; mais le plus souvent il faut 5 ou 6 jours pour obtenir la guérison .dans les conjonctivites purulentes (obs. 10, 14, 8, 7) que l’on utilise une pommade ou un collyre ou la solution dans le sérum physiologique les résultats sont sensiblement les mêmes. Avec les injections sous-conjonctivales on obtient des suérisons plus rapides (obs. 4, guérison en 3 jours). MILLOT signale avec une concentration de 50.000 U par cc la guérison de conjonctivités purulentes en 48 heures par une seule injection sous-conjonctivale.

Dans les kératites la pénicilline nous a donné des résultats aussi intéressants (obs. 7, 9, 20) les guérisons sont obtenues entre 5 et 8 jours avec les instillations de collyre ou les pommades, ces dernières se montrent aussi actives que les collyres.

Avec les injections sous-conjonctivales le délai pour obtenir la guérison est plus court et on peut obtenir des succès en 4 jours. ’ AAYA

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Dans les ulcères cornéens nous voyons (obs. 3, 4, 16, 19) que la guérison peut être obtenue par des collyres (obs. 3, 16) aussi aisément et aussi complètement que par les injections sous-conjonctivales maïs le temps nécessaire pour obtenir la guérison se trouve raccourci si l’on utilisé ce dernier procédé (obs. 4, 19). :

Les traumatismes pénétrants de la cornée sont aussi facilement et utilement traités par la pénicilline (obs. 17, 11, 15 et le produit permet d’obtenir rapidement de beaux succès.

Enfin la pénicilline entrave des processus suppuratifs qui s'étaient installés à la suite d'opérations de deux entropions et cela très rapidement (obs. 1 et 14).

Les blépharites aiguës ne résistent £guère plus de 3-4 jours parfois moins (obs. 2, 10, 18). . |

Nous n’avons pas traité de processus chroniques, bien que Ja pénicilline par le choc qu’elle provoque (surtout si elle est injectée dans le milieu de l’œil) soit capable de guérir mais dans un temps plus long des afféctions chroniques.

L'observation 3 et surtout l'observation 19 nous montrent une curieuse évolution de [a maladie pendant le traitement à la pénicilline. Dans l'observation 3 on a une sorte de période de latence pendant laquelle la maladie reste stationnaire, ce qui pourrait faire croire à ia non activité de la pénicilline sur l’affection. Dans l’observation 19 on a affaire à une exacerbation des signes, l’inflammation paraît en: progrès comme si la pénicilline avait produit une réaction violente ou était une cause favorisante de l’action microbienne.-Ceci nous amène à

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