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l’appareil respiratoire (lésions de la cavité nasale en particulier), de l'appareil génito-urinaire (provoquant l’ophtalmie du nouveau-né en particulier), du système nerveux.
Nous citerons sans nous y arrêter les carences en vitamines ou en d’autres éléments qui provoquent des lésions que l'infection complique.
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— Maladies provoquées par des virus spécifiques.
Sous cette rubrique nous mentionnerons particulièrement :
— des maladies parasitaires : la piroplasmose (qui provoque parfois de véritables enzooties de kératites ulcéreuses chez le chien), les trypanosomiases diverses (provoquant des blépharo-conjonctivites, des kératites, des irido-cyclites), la leishmaniose (se traduisant souvent par des ulcères cornéens).
—— des maladies microbiennes, comme la tuberculose, (créant des ulcères cornéens parfois chez le chien ou des conjonctivites).
—— mais la plus importante de ces maladies est chez les jeunes chiens la maladie de Carré (qui peut se manifester parfois sous une forme oculaire uniquement mais qui toujours est accompagnée ou débute par des affections oculaires plus ou moins intenses).
— Maladies diathésiques.
Par exemple l’eczéma, la goutte, le diabète, le rhumatisme.
En conclusion, quels que soient la nature et le mode
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d'action des agents, c’est l’infection qui jove le plus grand rôle dans l’étiologie et qui est la cause déterminante.
3° GERMES EN CAUSE DANS LES AFFECTIONS DE LA PARTIE ANTÉRIEURE DU GLOBE OCULAIRE
En médecine vétérinaire à part le bacille tuberculeux aucun $erme spécifique n’a été découvert dans les affections oculaires. C’est pourquoi nous qualifions ces affections : conjonctivites, kératites, ulcères cornéens du terme de polymicrobiennes. La muqueuse oculaire en contact direct avec l’air a une flore microbienne aussi variée que celle du milieu extérieur. L’humidité, la chaleur, l’alcalinité légère de la conjonctive favorisent le développement des microbes et dans les replis conjonctivaux se trouve malgré le courant lacrymal une riche flore bactérienne. Connaître le rôle exact de ces microbes, savoir distinguer les microbes spécifiques parmi les innombrables microbes sapophytes; telle est la difficulté de la question.
Si l’on fait un prélèvement dans les culs de sacs conjonctivaux d’un chien atteint de conjonctivite, on se rend compte de la présence de nombreux microbes qui doivent sûrement jouer un rôle déterminant. D'ailleurs on a constaté des épidémies de conjonctivites chez les animaux, bien que le déterminisme n’en soit pas établi de façon certaine, l'infection doit jouer un grand rôle dans ces conjonctivites. NICOLAS observe une enzootie de conjonctivite sur 30 chevaux qui avaient. été atropinés pour examen ophtalmoscopique, cela venait de la
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solution mydriatique qui était infectée, car après avoir jeté la solution et fait bouillir les compte-souttes les nouvelles instillations ne provoquèrent rien. Chez le lapin le streptocoque suffisamment virulent inoculé sous la conjonctive provoque une conjonctivite sénéralisée avec sécrétion purulente très accusée ; l’infection de la cornée peut aussi être réalisée, ainsi que celle de toutes les parties de l’œil.
Ces observations montrent que les affections &:..£lobe oculaire sont d’origine microbienne maïs on n’est pas fixé du tout sur la spécificité des microbes qui les provoquent. Ke
Nous émettons l’hypothèse de l’infection microbienne d’origine extefne à germes spécifiques encore mal déterminés.
Cette infection d’origine externe provient, soit de la pénétration directe des agents dans la muqueuse saine : BK, peste, bacillus prodigiosus, pneumocoque voire trÿpanosomes ou organismes relativement élevés en organisation. Mais il semble que le plus souvent l’entrée des $ermes se réalise à la faveur d’altérations du revêtement épithélial ; les microbes sont alors quelconques, banaux le plus souvent. Mais on peut admettre l’hypothèse de la diminution de résistance des parties antérieures du $lobe oculaire, sous l'influence de causes multiples permettant aux $germes saprophytes des culs de sacs conjonctivaux de devenir virulents : pneumocoques, staphylocoques, streptocoques, cocci divers, colis, sarcines. à
L’'infection d’origine interne peut aussi se réaliser ; son point de départ doit être recherché dans tout foyer
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septique, £$rand ou petit, de l’organisme. d’où ce sont évadés les micro organismes qui, par la voie sanguine, ont été convoyés jusqu’à l’œif, comme d’ailleurs ils auraient pu l’être dans des régions quelconques du corps.
LIGNIÈRES transmet la pasteurellose d’un cheval mort de la maladie à un cheval sain au moyen de pasteurellas recueillies dans les culs de sacs conjonctivaux du malade et obtient la réédition dés mêmes lésions oculaires.
En‘1907 Morax étudiant anatomiquement et bactériologiquement des yeux de chiens infectés à dessein par injection, intra-péritonéale de divers trypanosomes, retrouve à l’état pur et vivant ces trypanosomes dans les cornées et dans-d’autres parties de l’œil, après deux mois.
Aux U.$.A. récemment (1948) et en Russie (autour de Léningrad) on a mis en évidence dans une kérato-conjonctivite des bovins, éminemment contagieuse, un diplocoque hémolytique, morphologsiquement identique au pneumocoque (cet’agent est sensible in vitro à la pénicilline).
DELVERT a fait plusieurs recherches bactériologiques sur des chiens atteints d’affections de la partie antérieure du globe oculaire ; examinons le résultat de ces recherches : pe
— sur un chien berger allemand de 5 mois présentant un kératite avec ulcère cornéen et kératocèle il trouve des cocci associés en diplocoques ou tétragènes, des streptocoques à 4 ou 5 articles.
— sur un chien âgé de 5 ans présentant une conjonctive catarrhale, il trouve des streptocoques en courtes chaïînettes, des cocci associés en diplocoques.
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— sur un épagneul français âgé de 2 ans présentant une conjonctivite purulente, il trouve des cocci associés en diplocoques ou tétragènes et des streptocoques.
Que faut-il penser de ces observations ? Il est évident que sur un chien sain, exempt de toute affection oculaire, le résultat des recherches serait analogue. En effet, normalement les replis conjonctivaux donnent asile à une flore microbienne importante. L'introduction de microorganismes se fait de différentes façons. Ils viennent de l’atmosphère, ils sont particulièrement nombreux dans l’air des chenils, dans la poussière des litières. Les chiens qui se frottent les yeux avec leurs pattes apportent des germes aux culs de sacs conjonctivaux. . D'autres $ermes arrivent par les conduits lacrymaux, qui s’infectent au niveau de leur débouché, dans la pituitaire très souvent souillée. Tous ces micro-organismes sont saprophytes, inoffensifs dans les conditions ordinaires, le revêtement épithélial de la conjonctive et de la cornée étant une barrière suffisante contre leur pénétration, mais ils deviennent pathogènes dès qu'apparaissent des plaies ou des traumas, ou une diminution de résistance de l’individu. Une simple érosion de l’épithélium crée, en effet, un point d’attaque pour l’agent infectieux. Un corps étranger provoque une inflammation locale qui a pour résultat d’exalter la virulence des $ermes saprophytes. De même, ces microbes deviennent hypervirulents à [a suite d’une infection de l’organisme, d’une maladie générale déprimante.
Les culs de sacs conjonctivaux des chiens normaux contienngnt des streptocoques et des staphylocoques au même titre que ceux des chiens malades, mais dans ce
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dernier cas, ces microbes sont exaltés, hypervirulents ; à défaut d’agents spécifiques découverts, c’est là semblet-il f’explication, au moins dans l’état actuel des con-naissances, de l’origine des affections oculaires du chien.