ES ET QUES
grés dans l’autoclave pendant vingt heures (en renouvelant sueccessivement l'opération), on obtient un résultat de même nature.
c) Mais si l’on se contente de chauffer la gélatine en solution à l’autoclave à 110-120 degrés pendant un temps suffisant pour la stérilisation (30 minutes à une heure) la solution ne subit pas de changement apparent notable... On peut même répéter cette opération plusieurs fois sans inconvénient, si l’on emploie de l’eau distillée. Cependant, il se produit déjà un léger changement qui devient appréciable, si l’on note exactement les circonstances de la gélification.
d) On peut concentrer les solutions de gélatine en les
faisant bouillir, sans altérer notablement la substance.
Mais, là encore, il y a un commencement de transformation que révèlent des mesures exactes.
Dans cette transformation, la gélatine se change en un nouveau produit, les gélatoses, et particulièrement en proto-gélatose.
Action physiologique de la gélatine
(D’après MM. Dastre et Floresco)
En 1896, Dastre et Floresco injectèrent dans les vaisseaux sanguins d'animaux une solution salée de gélatine, dont le titre fut de 5 0/0 dans les premières expé : riencés, puis bientot de 2 0/0 et cherchèrent les effets de ces injections sur le sang des animaux.
Ils trouvèrent que le saug recueilli se coagulait avec plus de rapidité. que le sang normal. IIS obtinrent le même résultat en recevant dans la même solution salée de gélatine, le sang d’un chien qui n'avait subi aucun traitement spécial : ils constatèrent une accélération extrêmement marquée de la coagulation.
Les mêmes auteurs ont montré que « dans le phénomène de la coagulation du sang gélatiné, la gélatine mêlée au sang se réfugie dans le sérum : elle est exclue du caillot, fibrine et globules. »
Ils font suivre cette conclusion de la remarque suivante, qui doit être relevée, puisqu'elle donne des renseignements sur le titre des solutions à employer.
« Cette circonstance, disent-ils, rend compte d’une sorte de paradoxe que voici;
« Nous injectons chez le chien 0 gr. 4 de gélatine par kilogramme d'animal. En évaluant la quantité de sang à un dixième (évaluation qui n'est pas très éloignée de la vérité, un douzième, un treizième), le sang comprendra donc 0 gr. 4 de gélatine par 100 grammes. » |
Or, un liquide qui contient 0 gr. 4 de gélatine p. 100 ne gélifie pas ; s’il contient même 1 p. 100, il ne gélifie pas encore ; il faut qu’il contienne 2 p. 100.
Cepeudant, le sang qui contient quatre fois moins de gélatine se gélifie, voilà le paradoxe. Il s'explique en remarquant précisément que la gélatine ne se répartit que dans le plasma ou le sérum, et dès lors, que la teneur de ce liquide devient suffisante pour permettre la gélification aux températures ordinaires.