V. — MANIÈRE DE PRATIQUER L'INJECTION
MM. Lancereaux et Paulesco la pratiquent en prenant les plus grandes précautions de propreté et d'asepsie.
L'appareil dont ils se servaient tout d’abord était un matras de 500 centimètres cubes muni d’un bouchon en caoutchouc, traversé de deux tubes de verre. L'un de ces tubes plonge jusqu'au fond du matras et se trouve relié par un tube en caoutchouc avec une aiguille en platine iridié, de fort calibre ; l’autre très court est relié par un tube en caoutchouc avec une poire à soufflerie. Sur le trajet de ce dernier tube se trouve un petit ballon de verre rempli d’ouate et destiné à filtrer l'air qui va comprimer le liquide.
Ou stérilise le matras, le bouchon, les tubes, en un mot toutes les pièces de l'appareil à l’autoclave à 120° ou en les faisant bouillir dans de l'eau pendant un‘quart d'heure.
En même temps, on place le ballon de gélatine dans un bain-marie à 37° et lorsque la gélatine est liquifiée, on ouvre le ballon et on verse son contenu dans le matras stérilisé, que l'on ferme rapidement par le bouchon, stérilisé, lui aussi, au moyen de l'ébullition.