VI. — FRÉQUENCE DES INJECTIONS. — DURÉE‘ DU TRAITEMENT
Voici ce que disent MM. Lancereaux et Paulesco: (1)
« Nous avons constaté que lorsqu’à la suite d’une injection de gélatine, le contenu du sac anévrysmal se coagule, 1 poche durcit tout à coup, les mouvements d'expansion disparaissent et les douleurs se calment : mais bientôt, au bout de quelques jours, ces mouvements et les douleurs réapparaissent.
« Une nouvelle injection reproduit les effets de la
(1) Compte rendu de l'Académie de Médecine, et Journal de Médecine interne, juillet et août 1901.
première, et ce n’est qu'au bout de dix, quinze, vingt et même trente-cinq injections que la guérison définitive est obtenue. \
« Ces faits nous paraissent devoir être interprétés de la façon suivante: le caillot formé lors de la première injection obture tout d'abord le sac; mais il ne tarde pas à se rétracter et permet alors, de nouveau, la pénétration dans l'anévrysme, du sang, qu'une nouvelle injection coagule de nouveau et ainsi de suite, jusqu'à ce que toute la poche soit remplie par des caillots fermes. Le nombre des injections nécessaires pour obtenir ce résultat, varie. on le conçoit, avec diverses circonstances. et notamment avec le volume de l’anévrysme. »
Précédemment (1), ils avaient donné les renseignements suivants :
« L'injection est répétée. tous les six à huit jours, jusqu’à oblitération complète de la poche.
« Lorsqu'une collatérale importante s'ouvre dans la poche de l’anévrysme, il est bon d'employer des solutions plus faibles (1 à 1,5 p. 100), et de laisser entre
deux injections consécutives, un intervalle de huit à dix jours. »
VII. — SUITES IMMÉDIATES DE L INJECTION $ I. — Soins à donner au malade.
Le malade a reeu son injection étant couché. La veille et le jour de l'injection, il n'a été l'objet d'aucun
(1) Compte rendu de l'Académie de Médecine, 8 nov. 1898.