‹ Traitement des AnévrismesChapitre 22 sur 58 · PRET LE · texte numérisé non relu

PRET LE

soin particulier. Après l'injection, il gardera le repos absolu et demeurera au lit pendant toute la durée de la série d’injections.

On s’abstiendra de palper la poche anévrysmale immédiatement après l'injection. Des manœuvres trop violentes risquent de disloquer les caillots récemment formés. (L. et P., loc. cit.)

Aussitôt après l'injection, et pour éviter l’accès fébrile que peut avoir le malade, à la suite de l'injection, on lui donne un gramme de sulfate de quinine en deux cachets à une demi-heure d'intervalle, — ou encore, — un gramme cinquante d’aspirine.

$ 2. — Douleur après les injections

Les injections ne sont pas douloureuses.

L’aiguille étant enfoncée profondément, de façon que la pointe se trouve dans le voisinage de l’aponévrose

sous-jacente, l'injection (200-250 centimètres cubes)

-étant faite en dix minutes où au maximum en un quart

d'heure, l'injection n'est pas douloureuse ; l'absorption est rapide et n'est suivie d'aucune réaction locale ou générale, disent MM. LaANGEREAUXx et PauLesco (1).

Ils répètent encore, trois années plus tard (2) : « poussée lentement. dans le tissu cellulaire de la fesse, lin- Jection de gélatine est absolument indolore ».

(1) C. R. de l’Académie de Médecine et Journal de Médecine 1nterne, oct. 1898.

(2) C. R. de l’Académie de Médecine et Journal de Médecine interne, 1* août 1901.

Depuis lors, aucun cas n’est venu infirmer ces conclusions... Jamais, dans le service de MM. Lancereaux et Paulesco, un malade n'a trouvé son injection insupportable ; le lendemain, les patients ont une sensation analogue à celle que l’on éprouve après un choc.

S'il nous fallait donner une explication des cas sighalés par certains auteurs comme douloureux, nous songerions à incriminer les produits chimiques, sublimé, sulfate de zinc, chlorure de zine que peuvent contenir les gélatines mal préparées. (Voy. p. 29.)

$ 3. — Abcès au point de l'injection

Pas une seule fois, les malades injectés par MM. Lan- CEREAUX et PauLEsco n'ont eu d’abcès dans la région où étaient pratiquées leurs injections.

Et le nombre des injections dont on peut ainsi parler est d'un millier environ.

Il n'est pas douteux que cette absence de complications septiques tient à la pureté de la gélatine employée.

$ 4 — La fièvre après l'injection

. Nous parlons toujours des malades observés dans le service de MM. Lancereaux et Paulesco.

Après chacune des premières injections, les malades subissent une poussée fébrile; la température s'élève entre 38 et 39° : une seule fois, le thermomètre s'est élever42395:

PE

Si un malade à besoin de plusieurs séries d'injections. la poussée fébrile des séries ultérieures est moins forte que celle de la première série.

Cette fièvre est tout à fait passagère ; elle dure quelquefois jusqu'au milieu de la nuit, jamais jusqu’au réveil, l'injection ayant été faite à onze hewres du matin.

Nous avons vu, en parlant des soins à donner au malade, qu'on pouvait la prévenir en donnant du sulfate de quinine ou de l’aspirine. (p. 34.)

Cette fièvre est peut-être due, dit \. Paulesco, à une action spéciale de la gélatine sur le système nerveux. Mais peut-être aussi, tient-elle à des toxines microbiennes développées pendant la fabrication de la gélatine. Nous avons pu constater ce fait : une injection pratiquée avec une gélatine d'une limpidité absolument remarquable, n'a donné aucune fièvre, tandis qu’une autre injection, faite le même jour, avec une gélatine un peu moins limpide, a été suivie de la fièvre légère habituelle.

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