OBSERVATION XX
(Lancereaux et Paulesco. C.-R. Acad. de mod. et Journal de médecine interne, 1901.)
G... Amélie, couturière, âgée de 58 ans, entre à l'hôpital du Perpétuel-Secours le 21 février 1901.
Cette femme, bien constituée, s’est toujours bien portée ; elle n'a pas eu la syphilis ni le paludisme.
Au mois de mai 1899, la malade commence à ressentir, dans la région de l’épaule droite. des douleurs sourdes s’irradiant dans le dos et même à gauche du sternum; en même temps, elle remarque que la peau de sa poitrine est sillonnée de nombreuses veines bleuâtres.
Puis les douleurs se montrèrent dans le bras droit qui, parfois, s’'engourdit et s’œdématie.
A son entrée à l'hôpital, nous constatons une dilatation con: sidérable des veines de la paroi antérieure du thorax, marquée surtout du côté droit, une zone de matité qui s'étend à gauche età droite du sternum au-dessus du cœur; de plus, dans le deuxième espace intercostal droit on pouvait percevoir à la palpation, des battements synchrones à ceux de la systole cardia-" que. La malade se plaignait de beaucoup souffrir dans l'épaule et dans le bras qui était engourdi.
Nous diagnostiquons un anévrysme de la crosse de l'aorte, comprimant la veine cave supérieure, ce qui fut confirmé par l’examen radioscopique pratiqué par M. le docteur Variot. qui a bien voulu nous remettre la note suivantes (Il s’agit bien d'un anévrysme de la crosse aortique. La poche n'est pas très large, mais déborde la colonne vertébrale surtout à gauche, audessus du cœur hypertrophié. on distingue nettement ses bat tements. »
La malade est soumise au traitement par la gélatine.