‹ Traitement des AnévrismesChapitre 43 sur 58 · LAS PP AE · texte numérisé non relu

LAS PP AE

et, depuis lors, toujours normalement. Mariée à 19 ans. elle a eu deux enfants qui vivent etse portent bien.

Il y a environ quatre ans, la malade commença à avoir de temps à autre des vertiges et del’engourdissement du bras et de la main droite. Il y a deux ans, à la suite d’une émotion violente, elle constata l'apparition de pulsations au-dessus de la clavicule droite, l'apparition d’une tumeur, qui augmenta avec rapidité et atteint bientôt le volume d'une pomme. En même temps. elle a fréquemment dans le bras droit de l’engourdissement et des douleurs ; de la dyspnée, des palpitations, une douleur à la région précordiale, de l'oppression au moindre effort, l’'empêchant même de s oceuper de son ménage.

C'est ce qui l'engage à entrer à l'hôpital.

Femme bien constituée, douée d'un certain embonpoint. Les artères ne sont pas sclérosées ; les poumons sont normaux. L’attention était attirée par une tumeur, animée de mouvements d'expansion, située dans la région sous-claviculaire droite, de forme ovoide, ayant son grand diamètre parallèle à la direction du muscle sterno-cléido-mastoïdien et comprise entre les deux faisceaux d'insertion de ce muscle, sternal et claviculaire ; cachée en partie derrière la clavicule droite, de sorte qu'on ne peut pas la délimiter vers le bas, la tumeur a le volume d’une manduarine, elle est molle à la palpation et animée de pulsations rythmiques qui suivent de très près le choc de la pointe du cœur. A la palpation. on sent à son niveau un léger frôlement. Les téguments sont normaux ; pas d’œdème ; les veines du cou où du bras ne sont pas dilatées. La pointe du cœur bat dans le cinquième espace intercostal gauche : les pulsations ont une intensité moyenne; la matité précordiale n’est pas augmentée. L’are avrtique paraîl un peu surélevé; on ne perçoit pas les battements de la sous-clavière gauche. A J’auscultation on constate à la pointe du cœur les bruits normaux ; à l'aorte on perçoit un double souffle que l'on entend même dans le dos, entre les omoplates. Au niveau de la tumeur, on entend un double battement analogue à celui du cœur. Le pouls

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radial et temporal, synchrone des deux côtés, parait plus faible à droite qu à gauche. Les pupilles sont égales. La voix n'est pas enrouée. La déglutition et la respiration se font normalement. Le foie ne dépasse pas le rebord costal. L’urine. normale comme quantité, ne renferme ni sucre ni albumine.

Le 15 juillet. on pratique une première injection sous-cutanée, 80 centimètres cubes de sérum gélatineux à 4 0/0. Le soir. la température monte à 397, pour venir le lendemain matin à

Pas de réaction locale ; la région, néanmoins, est légèrement douloureuse.

Le 17 juillet. La tumeur paraît diminuée de volume . elle est plus ferme et les pulsations moine superficielles.

25 juillet. Nouvelle injection evec 100 centimètres cubes de sérum gélatineux à 1 0/0. Le soir : 3903; le lendemain matin, température normale.

27 juillet. La tumeur a manifestement diminué de volume, elle est grosse comme un œuf de pigeon. +

5 août. La troisième injection, avec 100 centimètres cubes de sérum gélatineux à 2 0/0. est suivie d’une douleur intense à l'endroit de l'injection et qui dure plusieurs heures. On applique à ce niveau un pansement humide.

Trois heures après l'injection, on administre 50 centigrammes de quinine, et, cinq heures plus tard, encore 50 centigrammes ; le soir Le température était normale.

La tumeur décroît progressivement ; à l'inspection, on

l'aperçoit à peine, car il y a un peu de différence avec le côté

sain. Elle est plus ferme. les pulsations ne sont plus superficielles ; son volume ext réduit à celui d'une noisette.

Le 8 août. cette malade. complètement guérie, quitte le service.

Cette malade a été revue le 8 mars 1899; la guérison se maintient: la tumeur conservait le même volume qu’au moment de la sortie de la malade. Pendant ce temps, la malade a

continuellement travaillé, et a pu, seule, faire tout le ménage.

SLRENES

Inutile d'insister sur l'importance de cette observation.

Trois injections de gélatine suffisent pour oblitérer la poche qui, peu à peu se rétracte et diminue tellement que du volume d’une mandarine, à l'entrée de la malade à l'hôpital, elle est à peine grosse comme une noisette, lorsqu'elle quitte le service. Sept mois plus

tard, la quérison se maintient.

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