PEL DER
Une autre difficulté, celle-là plutôt théorique, d’ailleurs formulée par M. LaBorpe, fut soulevée contre les auteurs.
Voici cette difficulté. Si la gélatine augmente la coagulabilité du sang, ilse produira des thromboses dans le courant sanguin et non pas seulement dans le sac anévrysmal.
Voici la réponse :
Des observations cliniques répétées démontrent jusqu'à l'évidence que deux conditions sont absolument
expérience semblable à la première, sauf que l'injection est faite à 100 centimètres cubes de sérum physiologique gélatiné, contenant 2 gr. 50 de gélatine. — Le résidu obtenu, comme dans la première expérience, est de 1 gr. 249.
De ce résidu, il faut faire deux parties.
Une partie, comme il a été démontré, ne tient pas à la présence de la gélatine dans l'injection et, puisque le lapin de la deuxième expérience est semblable à celui de la première, on peut l'évaluer, en poids, à 0 gr. 4145. -
. La deuxième partie, celle qui tient à la gélatine de l'injection, celle qui est de la gélatine pèse donc : 1 gr. 249 moins 0 gr. 4145 ou 0 gr. 8345. j
Maintenant, admettez que la gélatine soit absorbée avec le sérum et proportionnellement à la quantité de sérum absorbé et demandez vous ce que vous retrouveriez de gélatine dans le péritoine, quand il ne contiendrait plus que 35 centimètres cubes de sérum. Vous répondrez qué, 100 centimètres cubes de sérum. contenant 2? gr. 50 de gélatine, vous retrouveriez dans les 35 centimètres cubes de sérum une quantité de gélatine pesant ? gr. 50 X 0,35 ou 0 gr. S7s.
Or, dans leur expérience, MM. Lancereaux et Paulesco trouvent un résidu de gélatine pesant 0 gr. 8345.
Voilà la preuve mathématique de l'absorption de la gélatine injectée dans le tissu sous-cutané de La fesse, fournie par les expériences de MM. Lancereaux et Paulesco.
(H. Saingery. — La méthode de la gélatine dans les anévrysmes. Journal de médecine interne, 15 janvier 1901.)
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