‹ Traitement des AnévrismesChapitre 50 sur 58 · SO · texte numérisé non relu

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moindre effort. C'est alors que le malade fut obligé de quitter son travail.

Enfin, en juin 1896, les douleurs névralgiques intercostales étaient devenues atroces. lorsque le malade s'aperçut de l'existence d’une tumeur grosse comme une mandarine au niveau des troisième et quatrième cartilages costaux, un peu à droite du sternum ; depuis lors, cette tuméfaction pulsatile n’a fait que s’accroitre.

C'est dans cet état que le malade nous fut adressé le 23 décembre 1896 par le docteur Besançon, qui le soignait depuis un certain temps.

C’est un homme bien constitué, maigre, légèrement pâle; il présente, sur la partie supérieure de la poitrine, une tumeur grosse comme une tête d’enfant et qui mesure 12 centimètres dans le sens vertical et 12 cent. 5 dans le sens transversal. Cette tumeur a érodé les 2, 3° et 4° cartilages droits, les extrémités des côtes correspondantes et, de plus, une grande partie de sternum, car elle dépasse la ligne médio-sternale de 3 centimètres vers la gauche. Animée de battements synchrones aux pulsations des artères, et, en plus, d’un mouvement d’expansion très net, suivant de près la systole ventriculaire, la tumeur ne présente pas de frémissement à la palpation et l’auscultation permet d'entendre, à son niveau, deux battements réguliers non accompagnés de souffles, ni d'aucun autre bruit anormal.

Le cœur est légèrement augmenté de volume ; on sent battre sa pointe dans le 5° espace gauche, à 10 centimètres de la ligne médiane ; ses battements sont normaux; seul, le 2° bruit à l’aorte est un peu plus claquant que d'ordinaire. Le pouls est régulier (100 pulsations à la minute), il est synchrone aux deux bras et de même intensité : les radiales ne sont ni dures ni sinueuses. L’anévrysme siège donc surla première portion de la crosse aortique ; il est manifestement lié à une aortite en plaques ou aortite paludique. car le reste du système vasculaire paraît absolument intact. Û

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