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Dimension transversale 24 centimètres.
La poche se prolonge en haut vers le cou par deux diverticules qui forment comme deux cordes tendues de chaque côté du cou : on sent des battements dans ses deux diverticules.
La malade, jusqu’à ce jour. a reçu vingt-deux injections.
15 juillet. La poche est très volumineuse. animée de battements en masse. mais ne présente pas de mouvements d’expansion ; elle est ferme au palper.
À son sommet, existent deux plaques d’un brun violacé, d’une étendue d’une pièce de deux francs chacune. au niveau des” quelles la peau est très amincie. Les parties sous jacentes paraissent très molles.
La peau se sphacèle et ce sphacèle a commencé il y a une dizaine de jours, le 4 juillet.
La couleur des taches devient de plus en plus foncée ; du sang suinte à leur surface ; elles deviennent livides, froides, noires, se transforment en eschares. Pendant ce temps la malade ne souffre pas.
. Le 19 juillet, à quatre heures du matin, la malade pousse un grand cri et s’évanouit. Le docteur Paulesco, accouru en toute hâte, la trouve très pâle, avec une respiration haletante et un pouls rapide et faible. Mais au bout de quelques minutes la respiration devient normale et le pouls reprend de l’énergie avec un rythme de 80 pulsations par minute.
Une des plaques de sphacèle s'était détachée et une certaine quantité de sang, ne dépassant pas un demi litre, s'était écoulé au dehors.
Un gros caïllot, ferme, fibrineux, blanchâtre, était sorti par le trou et un autre caillot volumineux, dur, compact, obstruait l’orifice, et empêchait complètement l’hémorrhagie.
Au bout de quelques minutes, le visage de la malade commence à se colorer ; elle pousse de petits cris et s’agite, ouvre les yeux, parait entendre, mais ne répond pas aux questions.
Cet état dure plusieurs heures et vers sept heures et demie,
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la maiïade de nouveau commence à pâlir, quoique l’hémorrhagie fût définitivement arrêtée : le pouls faiblit, la respiration devient suspirieuse et la mort arrive à huit heures.
Autopsie, le 20 juillet 1902.
Le cadavre présente sur la face antérieure de la poitrine, à la région sternale, une tumeur de la grosseur d’une tête fœtale, surmontée en son milieu d’une ouverture qui a les dimensions d'environ une pièce de deux francs. Par cette ouverture sort un champignon de caillots fibrineux blanchätres, champignon qui pèse 195 grammes et qui a comme dimensions : longueur, 11 centimètres ; largeur, 8 centimètres ; épaisseur, 5 centimètres k
Si on enlève ce champignon, on voit que la poche anévrysmale est remplie d’autres caillots fibrino-cruoriques, paraissant un peu plus. noirs que ceux qui sont sortis par l’ouverture.
Le cadavre ne présente rien de particulier, ni escharres, ni œdème des jambes.
Nous avons fait une incision à la fesse droite, à l'endroit même où vingt heures avant la mort, on avait fait une injection de 250 centimètres cubes de sérum gélatiné.
À ce niveau, la peau, le tissu cellulaire sous-cutané ont un aspect normal et il ne reste pas la moindre trace de liquide injecté; il n’y a, de plus, aucune trace d’inflammation locale.
On ouvre la cavité thoracique, en enlevant la partie des côtes et du sternum qui avoisine la tumeur et l’on constate que toute la moitié supérieure du sternum et les cartilages costaux des quatre premières côtes sont érodés et ont complètement disparu ; à leur place on trouve une tumeur, appendue à la face antérienre de l'aorte, par un pédicule.
Au-dessus de ce pédicule, il y a un évasement. Les poumons y adhèrent sur les côtés ; en haut, on trouve deux prolongements situés dans l’intérieur même des chefs sternaux des muscles sterno-cléïdo-mastoïdiens.
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