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dans le condyle interne du fémur, si bien que je détachai un épais morceau osseux long d’environ 5 centimètres et large de 2 cent. 1/2. Mon erreur s’explique par ce fait que les points de repère qui auraient pu me guider manquaient par suite des modifications dues à l’opération précédente.
Je prolongeai ensuite l’incision interne en haut, sur la partie inférieure de la cuisse, de façon à mettre largement à nu le muscle vaste interne. Je coupai la totalité du muscle en traversé un travers de main au-dessus de l’articulation. Je détachai le lambeau jusqu’à son insertion sur le tendon. Je le retournai en bas autour de l’insertion comme axe, de telle façon que ce lambeau venait se placer sur les condyles du fémur et séparait les deux os l’un de l’autre. Je le suturai dans cette position aux parties molles voisines. Je suturai ensuite la peau, sauf sur une petite étendue qui fut elle-même fermée deux jours après.
14 jours après l’opération, je procédai à la première mobilisation de la rotule, et je répétai ensuite cette manœuvre d’une façon méthodique.
Jusqu’à maintenant, c’est-à-dire 4 mois et demi après l’opération, la rotule est restée mobile, de telle sorte qu’il me semble qu’on peut éliminer toute crainte de récidive. La malade peut étendre elle-même la jambe.
Malheureusement, l’aptitude à la marche n’est pas encore bien grande, cela lient à d’autres obstacles résultant et de la longue durée de l’inflammation du genou et de sa nature.
Néanmoins le résultat cherché est obtenu. La rotule reste mobile et peut, dans une certaine mesure, remplir son rôle physiologique.
Cette observation démontre donc que, même dans les cas graves d'ankylose osseuse de la rotule avec le fémur, on peut, ainsi que l’avait déjà pensé Helferioh, obtenir la guérison par l’interposition d’un lambeau musculaire entre les os libérés.