RAT Y PU
LA moins rétractile que les cicatrices obtenues par les méthodes classiques.
Dans les brûlures du troisième degré, la cicatrice obtenue est également plus rapide que celle obtenue par les méthodes thérapeutiques classiques. Elle se fait spontanément. On n’observe pas de bourgeonnement atypique et proliférant, qui empêche toute cicatrisation et nécessite des greffes, entraînant à un traitement très prolongé. Par contre, cette cicatrisation qui, au début, paraît souple, devient plus tard rétractile. De sorte que, si l’on gagne du temps et si l’on épargne des interventions multiples, il nous est impossible de ne pas obtenir de cicatrices rétractiles, étant donné que les téguments ont été détruits dans toute leur étendue. Dans l’observation IX, la petite malade, malgré l’induration de la cicatrice, pouvait néanmoins faire des mouvements d’abduction du bras très étendus, ce qui montre que la rétraction n’est pas aussi invincible que dans les
traitements habituels.
Pour terminer, signalons que certains facteurs peuvent venir modifier ces résultats, par exemple un retard dans l'application du traitement, ainsi notre petit malade de l'observation I aurait guéri plus tôt si le traitement, au lieu d’être appliqué le quatrième jour après l’accident, avait été institué dès le début. Enfin, le siège peut jouer un rôle dans le retard de
la guérison de certaines brûlures.