‹ Traitement des Brûlures Superficielles Par la Solution Saturée d'Acide PicriqueChapitre 11 sur 29 · III. — PANSEMENT PAR OCCLUSION · texte numérisé non relu

III. — PANSEMENT PAR OCCLUSION

Il a été souvent employé et naguère il était d'un usage courant dans les hôpitaux de Paris. Il était réalisé par les procédés suivants :

a). Application de baudruche (Bonnefin, 1865) améliorée par l'application de baudruche gommée (Laugier 1866, Bonnefin-Groussin) ;

b). Pansement ouaté compressif d'Anderson adopté

par Mondière et condamné par Velpeau dès 1835, malgré la réputation dont il jouissait ;

c). Les aigrettes de typha ont pu remplacer l'ouate cardée d'Anderson, mais le principe est le même ;

d. Pansement occlusit d'Alphonse Guérin qui n'est qu'une modification du précédent avec cette différence que Guérin employait l'ouate à profusion et la desti-. nait à la filtration de l'air, notion que ne possédait pas le chirurgien de Glascow. M. Reclus (article du Trazlé de chirurgie) le recommande encore dans le traitement des brûlures au deuxième degré ;

e). Pansement occlusifau diachylon (Velpeau). D'après ce chirurgien, il guérirait les brûlures au premier degré immédiatement ; celles du deuxième degré en quatre à six Jours, celles du troisième en huit à quinze jours, celles du quatrième en quinze à trente. C’est le pansement de Baynton pour les ulcères de jambe et nous savons, pour l'avoir vu employer à la campagne dans le traitement des brûlures, qu'il est loin de donner les résultats annoncés par Velpeau ; :1l éternise souvent la suppuration ;

J). Application de gomme arabique (Rhind) ;

g). Application de teinture de benjoin qui dépose, à la surface de la brülure, un mince vernis assez souple;

h). Applications de colodion qui doivent être fort douloureuses : ce procédé a été, dans ces derniers temps, rajeuni par l'addition au collodion de substances antiseptiques (salol, iodoforme, etc.) Le collodion simple avait surtout été préconisé par Valette et Lam-

pt AR bert en 1846. Savage et Swain adoptèrent le collodion riciné ; é

î) Signalons enfin le papier chimique qui agit à la fois comme topique et comme occlusif.

Huile d’olive...... 2.000 ATEN a a sas à 1.000 Cire Ales Et 60

En y ajoutant 1710 d'iodoforme il devient antiseptique et anesthésique.

Comme nous l'avons dit plus haut, le pansement par occlusion a joui d'unetrès grande vogue, surtout à la période préantiseptique où il réalisait un réel progrès. Mais sa valeur est bien diminuée aujourd'hui.

Il faut avoir vu ces pansements rares qui enferment la suppuration sans la prévenir. Il faut avoir sentil'odeur infecte qui s’en dégage, avoir observé la fièvre qui mine les malades, les troubles digestifs, l'albuminurie qui résulte de la résorption des ptomaïnes sécrétées à la surface de la plaie, pour comprendre la condamnation de Boyt et Terrier qui rejettent ce pansement ; exemple suivi par Mme Nageotte et que nous sommes bien tenté d'imiter, le cas d'urgence excepté.

La

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