EN CRE
De toutes ces ftomentations, ces dernières seules méritent d'être conservées : encore ces fomentations n’ont-elles d’autres indications que les brûlures infectées où le bain antiseptique peut résoudre les complications d'érythème de lymphangite et de phlegmon.
Dans ces derniers cas nous avons dans la pulvérisation phéniquée un procédé à la fois plus énergique et plus conforme aux règles actuelles de l'antisepsie : disons cependant que, dans les brûlures étendues et bourgeonnantes, il nepeut pasêtre sans quelques inconvénients et qu'il faut redouter l'intoxication phéniquée. Busch (de Bonn) et M. Verneuil en ont souvent retiré de bons résultats.
Quant à la balnéation proprement dite des brûlures, elle a été érigée en méthode depuis longtemps.
Bains chauds continus. Dès 1858, Passavant les avait préconisés. Baraduc les recommanda de nouveau en 1862, mais c’est surtout Hebra (1868), qui, par la persévérance avec laquelle il employa ce traitement, en fit véritablement sa méthode, à tel titre qu'en 1888 J. Lawrie, publiait dansle journal médical d'Edimbourg, un travail intitulé : Traitement des brûlures graves par le bain continu de Hebra; Billroth alla jusqu'à suspendre les malades par des chaînes et des cabestans dans des bains portés graduellement de 30° à 38° et 40 degrés.
La méthode eut des succès retentissants, principalement dans le cas de brülures étendues où il fallait surtout soulager la douleur : on put laisser les malades
ES dans le bain pendant un temps très long jusqu'à un an dans un cas.
Mais les bains eurent le même résultat que les pansements humides : la suppuration fut abondante, la macération épidermique l'entretint et les brûlures suppurèrent des mois.
Dès 1867, Pitha condamnait la méthode, et la mort de l'archiduchesse Mathilde ainsi traitée lui donna raison. Mosetig-Moorhof s’éleva aussi contre la balnéation continue et bien qu'à plusieurs reprises on ait essayé de la réhabiliter, les difficultés de son application, quand il s'agit de brûlures étendues à la presque totalité du corps, la durée du traitement en rendent les indications fort limitées.
A côté des traitements par balnéation chaude nous devons mentionner les procédés dits de réfrigération, laquelle peut être réalisée :
a) Par immersion dans l'eau froide et irrigation continue ;
b) Par application de glace ou d'eau glacée;
c) Par fomentations d'éther sulfurique.
Sices derniers procédés calment les douleurs, ils n'influent en rien sur le processus réparateur et la plupart de nos topiques actuels sont préférables,.