CHAPITRE IN
Influence du « terrair ». — Cortre-irdications.
Nous reviendrons un peu, et pour le compléter, sur ce que nous avons dit au sujet de la discussion de l'opinion amérigaine à propos de l'influence de l'infection dentaire sur 6 restant de l'organisme.
M. le Prof” SEBiLEAU, au Congrès Dentaire de Paris, 1960, a parlé du retentissement de:la carie dentaire sur l'état général ; M. le D' Por (Précis des Maladies de la bouche et des dents) résume sa communication.
Trois variétés cliniques de septicémie buccale ont été observées par M. le Prof” SEBILEAU : 1° la septicémie lymphatique ; »° la septicémie phlébitique ; 3° la septicémie générale.
La première, par la voie des vaisseaux lymphatiques, peut atteindre les ganglions et donner lieu aux adénites, aux adéno-phlegmons, ou, se généralisant, produire tous les symptômes d'hypostliénie : pâleur de la face, hypoglobulie, pouls dépressible, dyspnée ; le délire et la mort
peuvent en être la terminaison.
PEVRE
Par la voie veineuse, selon le chemin suivi, nous pourrons voir occasionner des troubles encéphaliques, des troubles locaux, en particulier des troubles oculaires. Le D' L. Don a fait dans le Journal de Médecine de Lyon (50 avril 1920) une étude intéressante de ces troubles oculaires d'origine dentaire possible. Il a pu constater des troubles oculaires d'ordre reflexe (asthénopie, amblyopie): des troubles infectieux (phlébite de la veine ophtalmique, névrite optique, hémorragie intra-oculaire, décollement . rétinien, etc. }). Are
Le D' MENDEL rapporte un cas de septicémie phlébi. tique et deux observations d'endocardite dans lOdontologie de juillet 1990. La septicémie phlébitique est en. générale sérieuse et la mort en est la terminaison fréquente.
La septicémie générale est celle que nous observons le plus fréquemment, surtout dans les cas de pyorrhée alvéolo-dentaire, ou de foyers infectieux simultanés au niveau de nombreuses dents atteintes au « quatrième degré ». Elle se traduit par de la päleur (teint jaunâtre bien caractéristique des intoxications générales), de la faiblesse, des troubles gastro-intestinaux.
Enfin, la voie suivie peut êlre mixte, à la fois osseuse et veineuse, comme le dit M. Sesineau au sujet de quelques cas de phlegmons de l'orbite qu’il a rapportés à la Société d’ophtalmologie de Paris (2 décembre 1913) et dans les Annales d'oculistique (avril 1914).
M. le D' M. Rox est revenu sur cette question au Con-
grès de Strasbourg à propos des idées de nos confrères