‹ Traitement des Dents Infectées et de Leurs Complications Infectieuses Péri-ApicalesChapitre 9 sur 24 · RATE · texte numérisé non relu

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2 À tiième degré ». Parfois cependant, cette odeur est trés

atténuée.

Ces symptômes sont communs à tous les « quatrièmes

degrés ». Nous n'y reviendrons pas à propos des compli-

cations.

»° Symptômes spéciaux aux complications.

ABCÈS AIGU. — La dent est en général fermée ; il y a rétention de pus.

Une violente douleur domine la scène :

a) Spontanée, elle semble s'étendre à toute la mâchoire,

1 la tête, la dent paraît au malade plus longue que les

ms,

autres ;

b) Provoquée, elle redouble au moindre choc et par le simple contact des antagonistes ; les dents voisines, même, ne sont pas insensibles à la percussion. Le toucher gingival la localise assez bien à la dent en cause et montre un maximum de sensibilité au niveau de l’apex.

La gencive est simplement congestionnée au début, puis soulevée par üne tumeur fluctuante quand le pus est collecté.

L'étal général est atteint : un peu de fièvre, la fatigue nerveuse de l'insommie abattent rapidement le malade.

L'abcès évolue habituellement vers le vestibule de la bouche. Les abcès palatins proviennent des incisives la-

térales et des racines palatines des molaires.

ABCÈS CHRONIQUE. — Le pus, en général, s'écoule à

mesure de sa production, par le canal ou par une fistule. [3

La douleur soit spontanée, soit provoquée, peut exister, mais à un faible degré.

L'infection latente peut s'établir d'emblée ou succéder à une poussée aiguë. Si le canal s'obstrue, les symptômes

douloureux de labeès aigu peuvent réapparaître.

NÉCROSE. — Ce sont les mêmes symptômes que pour les abcès aigus ou chroniques, sans la fluctuation de l’abcès collecté, sans le pus crémeux de cet abcès, que remplace une sérosité purulente moins abondante.

Si la nécrose est avancée, le doigt peut percevoir une sensation spéciale due à la raréfaction osseuse : dépres-

sion, crépitation parcheminée.

KYSTE RADICULAIRE. — Îl peut être indolent, mais quand la douleur s'éveille, elle peut acquérir une grande violence et se montrer particulièrement tenace. Si le kyste est petit, il ne peut ètre perçu au toucher gingival. S'il est perceptible, le doigt explorateur a la sensation d’une petite balle ‘élastique ; la crépitation parcheminée se rencontre dans le cas d’une tumeur déjà d’un certain volume.

Le contenu liquide et infecté du kyste peut s’écouler par la racirie. On le différenciera du pus ordinaire par sa coloration jaune, sa viscosité et les paillettes de cholestérine qu'il tient en suspension, Ces paillettes ont un aspect brillant, métallique qui tranchera le diagnostic lorsqu'on les constatera. Cette différenciation sera rendue plus difficile lorsque le liquide est infecté (D' CHENET,

Contribution à l'étude clinique des kystes paradentaires).

Habituellement le kyste évolue vers le vestibule de la bouche. Au niveau des fosses nasales et du sinus maxillaire, il peut évoluer vers ces cavités ; ceci explique que le malade ne vienne pas consulter pour une affection dentaire, mais nasale, ou que le kyste reste longtemps inaperçu s’il se développe dans le sinus. Les kystes à évolution palatine proviennent toujours des incisives latéra-

les. (D'° Créer).

FISTULE. — Elle est facilement diagnostiquée ; elle constitue comme une soupape de sûreté ; aussi les complications qu'elle accompagne ne revêtent pas en général de fornies douloureuses. à

Si elle se ferme, un peu de pus se collecte et ne tarde pas à percer la mince pellicule qui l'empêche de s’écouler.

Le siège de la fistule peut aider à diagnostiquer la dent et plus spécialement la racine causales. Le plus souvent les fistules siègent dans le vestibule de la bouche. Les fistules palatines proviennent des incisives latérales, des racines palatines des molaires, parfois des canines comme dans le cas rapporté dans l'observation 3, page 24, ces fistules palatines, surlout-au niveau des incisives latérales sont rarement persistantes : elles se referment sitôt le pus écoulé, c'est ce qui explique qu'on ne les constate pas alors que le patient déclare avoir eu au palais un abcès qui a percé, laissant s'écouler un liquide ; cette rapidité de cicatrisation spéciale à la muqueuse palatine a été signalé par le D" Cuexer (id.). Au maxillaire infé-

rieur, on peut rencontrer des fistules linguales prove-

nant de la racine antéro-interne des molaires, mais ces cas sont relativement rares, car la racine qui est le plus souvont cause de complications est presque toujours la racine postérieure de ces molaires et la fistule qui en dépend siège au niveau de cette racine ou entre les raci

nes postérieures el antéro externe.

FLUXION. — Comme la fistule, elle est une manifestation de l'infection. Elle peut survenir à la moindre occasion, après un traitement normal de « quatrième degré simple », avec une complication quelconque.

Avec la constatation du pus, elle peut être le seul phénomène d'une infection latente compliquée. Elle peut se produire d'elle-même ou à l’occasion de Fintervention. Dans les cas bénins, elle disparaît après une durée de quelques jours ; dans les complications plus sérieuses, du pus peut se former et se collecter dans le fond du sillon ves-

tibulaire.

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