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état qu'avant la maladie. Le malade est gai: les cauchemars, les idées noires, les pertes de mémoire ont disparu et la facilité de travail est la même qu'avant la maladie. La pelade a fortement régressé : il ne subsiste qu'une plaque assez large à la nuque.
Période postérieure au traitement.
Le 18 avril, 7 mois après la cessation du traitement, l’état demeure excellent, mais la pelade reste stationnaire.
OBsERVATION III
Enlérile muco-membraneuse conséculive à une conslipalion datant de l'enfance {conslipalion forle, muco-membranes peu abondantes, douleurs abdominales faibles). Céphalées el neurasthénie légère depuis l'enfance.
Trailement : 21 injeclions de 30 à 150 cc. — Disparilion complèle de lous les troubles, persislanl un mois après la cessalion du trailement.
M. M... 28 ans, employé de bureau.
HÉRÉDITÉ. — Père mort de péritonite, probablement consécutive à une appendicite. Mère bien portante; un frère bien portant; un autre rhumatisant; une sœur constipée,
ANTÉCÉDENTS PERSONNELS. — Pas de maladies graves dans l’enfance. Se rappelle avoir loujours élé conslipé et avoir souffert tout jeune de maux d’estomac. Dès ce moment, ne va à la selle que tous les deux ou trois jours et reste parfois jusqu’à huit jours sans selles.
Les céphalées remontent également à la première jeunesse.
À 16 ans, crise d’enlérile : le malade est pris dans la nuit
ENT pire.
de douleurs épigastriques, puis de céphalée, et, vingt-quatre heures après, de douleurs très violentes du côté droit de l'abdomen et dans la région lombaire droite. Ces douleurs persistent quelques jours, aussi vives, et l’obligent à garder le lit; puis elles diminuent progressivement et disparaissent au bout d’une quinzaine de jours. A la fin de cette période, il remarque pour la première fois la présence dans ses selles de membranes qui persistent pendant un mois. Tous ces troubles disparaissent ensuite complètement.
Six mois après, nouvelle crise : la douleur reparaît dan: tout l'abdomen, prédominant surtout à droite, et dure huit jours environ.
Depuis cette époque, ces accidents ne se sont pas reproduits, mais le malade reste constipé ‘comme auparavant, n’allant à la selle que tous les deux ou trois jours (huit jours à plusieurs reprises). Les selles sont pâteuses et volumineuses. Des céphalées se produisent irréguhèrement par périodes de huit jours ou parfois moins.
Pendant le service militaire, la constipation s’atténue.
Il y a trois ans, à la suite de vives conlrariélés provoquées par son mariage, la constipation augmente et reste depuis lors stationnaire. À cette époque, également, apparaissent les douleurs abdominales décrites ultérieurement. Le caractère s’assombrit au même moment.
Etat avant le traitement.
ÉTAT GÉNÉRAL ET NERVEUX. — L'état général est demeuré satisfaisant. Les forces sont conservées.
L’élal moral est moins bon. Depuis trois ans, le caractère est assombri, taciturne, et le malade se préoccupe de l’état de sa santé d’une manière très exagérée. Il attache surtout aux douleurs abdominales qu’il ressent une importance hors de proportion avec le peu d’acuité des phénomènes douloureux,