‹ Traitement des Entérites Chroniques: Par Les Injections Sous-Cutanées D'Eau De MerChapitre 4 sur 60 · PARA · texte numérisé non relu

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arrêtent, retenues par la contracture de la tunique musculaire et surtout par l’éperon que forme ce segment avec le rectum. Le côlon pelvien s’emplit, se distend et s'élève jusqu’à ce que, l'obstacle diminuant, les selles pénètrent dans le rectum normalement vide. Aussitôt se produit le besoin de la défécation qui détermine le réflexe par lequel cet acte est accompli.

Cette marche normale des matières dans Pintestin peut être ‘modifiée de différentes manières et il en résulte des

types de constipation différents.

a) La traversée intestinale peut être uniformément ralentie, à la fois dans l'intestin grêle et le côlon. Mais ce cas paraît rare et l’on n’aura guère à en tenir compte. Il s’agit vraisemblablement d’une atonie généralisée du tube digestif.

b) La traversée du tube digestif est normale ou rapide jusqu’à l’angle sphénique, mais elle se trouve retardée dans le côlon descendant et le côlon iliaque. Les cas se rapportant à ce Lype sont fréquents. Il paraît s'agir généralement d’un spasme favorisé par la réduction progressive

du calibre du gros Intestin.

c) La traversée du tube digestif est normale jusqu’au rectum; mais les matières, arrivées dans cette dernière portion normalement vide ÿ séjournent et n’en sortent, comme disait CRUVEILHIER, que par « épanchement du trop-plein. » Ce Lype de constipation est également fréquent. ILest déterminé par un trouble du réflexe de la défécation qui ne se produit plus où qui se produit mal,

Quand on ne dispose pas des rayons X, la distinction entre les deux derniers modes de constipation peut se faire par le

toucher rectal qui montre l’ampoule vide dans les cas de

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rétention iliaque, et pleine dans les cas de rétention rectale. De plus, dans le dernier type, les lavements ramènent facilement les fèces alors que les laxatifs sont à peu près inac- Ufs, tandis que c’est l'inverse dans le eas précédent.

Ces trois types de constipation paraissent être les seuls existants dans la généralité des cas, et si l’on excepte les mécanismes rares qui déterminent l’occlusion chirurgicale. En particulier, les arrêts des matières en un point antérieur à lPangle splénique déterminés soit par un spasme localisé (GEOFFROY), soit par un coude dû à des ptoses, quoiqu'ils aient été décrits par plusieurs auteurs, n’ont pas été retrouvés par Hertz dans ses nombreuses radiographies et doivent être exceptionnels.

Tels sont les principaux symptômes au moyen desquels on peut établir une distinction entre les malades observés, alors qu’à un examen superficiel ils ne présentent guère de différences importantes.

Parmi les malades dont les observations sont rapportées dans cette thèse, les troubles de la sécretion nous permettront de faire un premier partage : sur 45 malades, 26 présentaient des muco-membranes dans leurs selles, tandis que lés 19 autres n’y.en ont jamais observé à aucun moment.

Il en résulte une première division en deux groupes :

Mais, parmi les entérites muco-membraneuses, on peut établir une séparation assez nette entre les différents cas, d’après l’évolution de la maladie.

a). Dans le premier groupe, qui comprend les obser-

vations numérotées de I à XVIII, on a placé les malades qui présentaient l’ensemble des symptômes caractéristiques de l’entérite muco-membraneuse : constipation alternant ou non avec des débâcles diarrhéiques, muco-membranes dans les selles, douleurs abdominales s’exacerbant par périodes en crises. Le début de l'affection est, en général, aigu, et, dans plus de la moitié des cas, il survient inopinément, sans être précédé par aucun trouble des fonctions intestinales. Chez ces malades, on observe donc une réaction vive de l’intestin, qui se produit dès le début de l’affection et se renouvelle pendant son évolution par crises successives. C’est l’entérocolite mucomembraneuse vraie, typique, dont on trouve la description dans.tous les ouvrages.

b) Chez les malades du deuxième groupe, au contraire (observations XIX à XXVI), la marche de l’affection est essentiellement torpide. Il s’agit, dans presque tous les cas, de constipés anciens, en général depuis l’enfance, qui n’ont jamais souffert du ventre, dont l'affection n'a jamais présenté d’alternatives d’aggravation et d'amélioration, et qui nesesont aperçus de la présence des muco-membranes dans leurs selles que par hasard ou parce qu’un médecin leur a demandé de les y chercher. Les muco-membranes y sont d’ailleurs plutôt peu abondantes et ne se montrent même, dans plusieurs cas, qu’à intervalles assez éloignés. Ces malades sont, en somme, de simples constipés, chez qui les muco-mémbranes n’ont que la valeur d’un symptôme accessoire. Dans ce groupe, l'observation XXVI se distingue de toutes les autres par la diarrhée dont souffrait le sujet, mais s’y rat-

tache par la présence des glaires et par son évolution. En résumé, l’ensemble des cas peut se diviser en trois groupes :

Entérite muco-membraneuse typique........ 18 cas Constipation ou diarrhée avec muco-mem- RE UT, SORT PR CU TRE ENRES 2 NRE RTER 8/=—

Dans presque toutes ces observations, il s’agit de troubles fort anciens. À part 5 cas qui ne duraient que depuis sept mois, un an, un an et demi, et deux ans (2 cas), tous les autres évoluaient depuis plus de trois ans, et dans 20 cas la constipation remontait à l’enfance.

Enfin, tous les malades qu’il nous a été domné d'observer présentaient, en dehors des symptômes intestinaux proprement dits, des troubles divers, gastriques, nerveux, génitaux, etc. Certains étaient même tombés dans un état de faiblesse générale et nerveuse très accentué.

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