DAS
Le fragment supérieur paraît atrophié à son extrémité inférieure. Il offre une longueur d’environ 15 centimètres, et est égal ou à peu près au fragment inférieur.
Ce dernier remonte très haut dans la cuisse. Son extrémité supérieure est située en arrière et au-dessus, et elle n’est éloignée de l’ischion que de quelques centimètres.
Il reste à dire comment les deux fragments sont articulés ensemble de manière à ce que la marche soit facile.
Le fragment appuie par son extrémité sur le plan incliné formé par la face antérieure de l’autre fragment, qui est un peu oblique en haut, en arrière et en dedans.
Il semble même qu’au point de contact des deux fragments, il existe une dépression creusée sur le fragment inférieur, de façon à ce que le point d’appui soit plus ferme. C’est à quelques centimètres du creux sous-condylien que le fragment supérieur est en contact, prend son point d'appui sur l’autre fragment. ”
D'autre part, les tissus fibreux auxquels la cicatrice adhère sont étendus de l’un à l’autre fragment qu’ils réunissent et retiennent. Ainsi, dans la marche, l’extrémité du fragment inférieur est retenue, et par les liens fibreux qui se trouvent en avant et au-dessous, et par le plan incliné formé par le fragment inférieur. Les liens fibreux d'ailleurs ne sont pas serrés, et l’on peut, par des manœuvres simples, faire saillir en avant l'extrémité du fragment inférieur.
L’articulation du genou est rendue presque inutile par la pseudarthrose de la cuisse, et tous les mouvements de la jambe sur la cuisse se passent dans l’articulation anormale. Malgré cela, on peut constater que les mouvements provoqués sont intacts dans l'articulation du genou.
Les mouvements de ce membre si modifié sont conservés presque tous ; quand le malade est étendu sur son lit, il peut