C. — VARIÉTÉS RARES
Nous ne ferons que signaler les fractures sagittales, transversales (GourDow), unilatérales (BünLEr) avec cyphoscoliose et compression radiculaire possible, marginale antérieure (ScHMERL, DYEs, BônLER), mar-ginale postérieure (fractures fragmentaires du bord postérieur, de GLORIEUX), etc...
D. -— Lésioxs CONGOMITANTES
1° Nous ne ferons que signaler Ja fréquence des LÉSIONS SQUELETTIQUES ASSOCIÉES ; nous verrons, lorsque nous discuterons les indications du décubitus dorsal, Icur importance en faveur de cette méthode.
2° LES LÉSIONS DE L’ARC POSTÉRIEUR sont très fréquentes dans les fractures dites par arrachement, rares dans les fractures dites par tassement.
La lésion habituellement est la rupture de la conüinuité, non de l'anneau vertébral dont Davis el BôüuLer ont montré la solidité, mais de l’épine dorsale : rupture des ligaments inter ou sus-épineux, arracheiment des apophyses épineuses par ces ligaments, déchirare des ligaments jaunes, où arrachement du bord supérieur des lanies. Il résulte de ces Iésions un diastasis interépineux et des subluxations des articulaions latérales interapophysaires. BônHLER a montré que c'était À la principale cause des douleurs dans les fractures non réduites.
Insisions encore une fois sur l'habituelle intégrité de l’anneau vertébral, intégrité très importante pour le mécanisme de la réduction par hyperextension.
3° L'HÉMATOME PÉRIFRACTURAIRE est constant; nous le revcrrons quand nous étudierons Ja technique d'anesthésie locale de SGHNECK.
Cet hématome peut prendre des dimensions considérables en hauteur et en largeur. EISELBERG et Gorp, Larraizze et DucRoQUET ont pu observer des héma-
tomes intramédiastinaux.
4° LE DISQUE INTERVERTÉBRAL est classiquement considéré comme rarement atteint, et en clinique c'est généralement sur la remarquable intégrité de l'espace intervertébral qu'on se fonde pour faire le diagnostic rétrospectif des lésions traumatiques.
Cependant P. GLorteux, Mauric, LArFAILLE ont émis une opinion diamétralement opposée et ont insisté sur la fréquence et l'importance des lésions discales.
L'observation n° 15 de la thèse de LAFFAILLE est très suggestive à cet égard. Il s'agissait d’une blessée indisciplinée qui ne resta que trois semaines à l’hôpital et ne fit pas les exercices de BônLer. Deux mois après on enlève le plâtre. La correction est bonne. Pas de douleurs. Quatre mois après sa sortie de l'hôpital elle accuse des douleurs en ceinture et l’examen montre une gibbosité analogue à celle que l’on avait constatée au moment de l'accident, au niveau de la première lombaire. [l n’y a pas de tassement vertébral à la radio, mais un pincement articulaire antérieur progressif audessous de la vertèbre atteinte. Suivie assez longtemps, on constata que la douleur et la gibbosité s’accentuaient, sans que la vertèbre changeât de forme. Tout se passait au niveau du disque. Une greffe d'Albee fixa la gibhosité sans diminuer les douleurs.