‹ Traitement Des Fractures Dorso Lombaires Du RachisChapitre 38 sur 44 · CU · texte numérisé non relu

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de 15 jours, couper le plâtre en ne gardant que la coque postérieure ; faire la cystostomie ; installer le blessé suivant la technique de BonrEer. Au bout de 2 ou 3 mois, faire une myélographie et, si celle-ci révèle un arrêt, pratiquer une laminectomie décom-

pressive.

Nous avons réuni 6 observations françaises de frac- Lures du rachis traitées en décubitus dorsal. Toutes prouvent l'excellence de la méthode quant à la réducüon. Mais elles ne sont pas également intéressantes.

La première observation a trait à un malade resté paraplégique et par conséquent nous ne pouvons v\6rifier la solidité de la réduction. Le quatrième blessé est mort rapidement de ses troubles nerveux ; le sixième n'a pu être Suivi.

Ces trois observations furent déjà publiées, la première, dans le Journal de Chirurgie ; la sixième dans les Archives de Médecine et Pharmacie Navales : la quatrième dans les Mémoires de l’Académie de Chirurgie.

La deuxième, déjà parue dans le Journal de Chirurgie, et les troisième et cinquième inédites, sont les plus intéressantes, car ce sont les seules que nous avons pu revoir à distance, et nous verrons que toutes sont en faveur du traitement mixte, car la réduction, dans les trois cas, ne s’est pas maintenue. Nous

les donnerons donc en détail.

JIACKMANN

(Docteurs SÉNÈQUE et SicARD)

M. M.., 29 ans, étant à bicyclette le 18 septembre 1934, place du Parvis Notre-Dame, heurte violemment 1e côté d'un autobus sous lequel il est projelé. On le transporte im médialement à l'Hôtel-Dieu, où on constate un état de choc très marqué et des blessures multiples.

MG. 3. — Observ. N° 1. — Profil avant la réduction

i° unc plaie importante de la face postérieure du bras

gauche, qui ne pourra être nettoyée et débridée que plusieurs heures après, quand l'état de choc sera amélioré

Dv &

; une fracture polvfragmentaire du col de l’omoplate gauvhe

Fic. 4. — Observ. N° 1. — Profil après la réduction

30 des fractures des 7° et 8° côtes droites, avec emphysème

sous-Culané ; 4° des signes locaux de fracture du segment dorso-lombaire

de la colonne vertébrale, avec paralysie complète des merm-

RÉ

bres inférieurs. Syndrome de paraplégie flasque avec abolition des réflexes tendineux et crémastérien, signe de Babinski bilatéral, abolition de la sensibilité remontant jusqu'au tiers supérieur des deux cuisses.

Le lendemain matin, le blessé peut être radiographié. Fracture de la 12° vertèbre dorsale, avec cyphose accentuée. Disparition du disque DIl - D12. La 11° vertèbre dorsale à pénétré dans la 12°, dont la partie antérieure est entièrement détachée et dont le corps est diminué de hauteur.

Tout de suite après l'examen radiographique, soit 18 heures après l’accident, réduction suivant la technique de SÉNÈQUE et Sicarp. Cette réduction est absolument indolente.

Les radiographies de contrôle montrent que la réduction est satisfaisante : la cyphose est corrigée, le disque DI1 - DI? a reparu, et le corps vertébral a retrouvé une forme sensiblement normale. |

Dans les jours qui suivent, on assiste à un retour progressif de la sensibilité qui, le 6 octobre, atteint à droite le bord supérieur de la rotule ; à gauche, en reste distante de 10 cm. environ. Il n’y a aucune récupération motrice. Des escarres se sont formées dans la région sacrée, au niveau des talons, et dans la région des crêtes iliaques sur lesquelles l'appareil plâtré faisait pression. Les troubles sphinctériens nécessitent une cystostomie, exécutée le 25 septembre par le Docteur SICARD.

L'état général se relève ensuite lentement. Les escarres se cicatrisent, mais incomplètement. La motricité reste lotalement abolie. Un nouveau plâtre est appliqué le 15 novembre 1934.

Quand le blessé quitte l'hôpital, en février 1936, la paraplégie demeure complète.

OBSERNADEONMNSSE

(Docteurs SénkQque et Sicarp)

M. F.., 32 ans, travaillant le 24 septembre 1934 sur un toit, glisse ét lombe sur le dos d’une hauteur de 6 mètres

environ. FE ressent une douleur très violente dans la région

Dos Obs NA = Profil avanttli réduclion

dorso-lombaire, ne perd pas connaissance, mais ne peut se

relevor.

A.son arrivée à l’Hôtel-Dieu, on constate une fracture de la colonne vertébrale : disparition de la lordose lombaire, saillie très douloureuse de l’apophyse épineuse de la 2° vertèbre lombaire. Pas de troubles nerveux, si ce n'est une difficulté de la miction qui durera 24 heures, mais ne néces-

sitera pas de sondage.

FIG. 6. — Observ. N° 9. = Profil après la réduclion

La radiographie de face montre au niveau de la 2° lom balre, une perte de hauteur de un tiers environ ; une forte

angulafion rachidienne ouverte à gauche.

De profil, la vertèbre est tassée, plus en avant qu'en arrière. La partie antérieure paraît détachée,

La fracture est réduite sans douleur le lendemain, moins de 24 heures après l'accident. Les radiographies de contrôle montrent la correction de la cyphose lombaire ; le corps vertébral, dont on voit bien la fracture sagittale, a retrouvé une hauteur sensiblement normale, ainsi que les disques sus et sous-jacents.

Ere. 7. — Observ. N° 2. — Profil 6 mois après la réducelion L Le . Ê . L

On fait effectuer des exercices «de gymnastique tous les

jours, et le plâtre est conservé 4 mois.

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