‹ Traitement des fractures et des pseudarthroses par l'enclouage centro-médullaire à ciel ouvertChapitre 7 sur 21 · Fractures et pseudarthroses de l'humérus · texte numérisé non relu

Fractures et pseudarthroses de l'humérus

Notre intention nest pas de rappeler ici tous les modes de traitement des fractures de la diaphyse humérale. La majorité d'entre elles guérit facilement par les procédés non opératoires en employant soit l'extension continue avec immobilisation sur une atitelle en abduction, soit le plâtre thraco-brachial. Il est des cas cependant, pour lesquels une bonne réduction ne peut être obtenue de cette façon; l’ostéosynthèse devient alors indiquée et dans ces conditions l'enclouage devient un procédé d'autant plus intéressant qu'il simplifie, voire même permet de supprimer complètement, un appareillage qu'au niveau du membre supérieur bien des malades tolèrent malaisément et qui devient une véritable torture lorsque par hasard en a à faire à une fracture simultanée des deux bras.

Un enclouage bien fait transforme la vie de pareils malades. Il faut cependant savoir que le canal médullaire de l’humérus est large dans les 2/3 supérieurs et se reserre ensuite avant de s'épanouir dans l'épiphyse inférieure.

Pour les fractures diaphysaires hautes et moyennes on se sert à la clinique chirurgicale ‘’A” d'un clou relativement court (il suffit qu'il pénètre de 5 à 6 cm. dans le fragment inférieur) mais assez gros pour qu'il assure une contention solide. Pour les fractures basses, au contraire il faut choisir des clous

relativement plus longs, mais aussi plus minces.

Contrairement à ce qui se passe au membre inférieur, pour l'humérus la reprise des mouvements ne tend pas à coapter les fragments mais cherche au contraire en raison du poids du membre à les écarter. Aussi chaque fois que l'enclouage na pas abouti à une fixation extrêment solide il semble préférable d'appliquer une légère attelle plâtrée postérieure qu'au maximum on laisse en place durant un mois.

Selon ces principes il a été traité par le professeur FONTAINE à son service, par enclouaae :

— 8 fractures fermées récentes et 1 fracture ouverte.

— 8 pseudarthroses de la diaphyse humérale.

Les 8 fractures fermées, récentes, guérirent toutes très simplement sauf une. Elles mirent en moyenne deux mois à devenir solides.

A distance les résultats sont parfaits. La fracture ouverte traitée par enclouage et greffe conservée est en bonne voie de consolidation. Quant aux 8 pseudarthroses, 4 furent uniquement traitées par un enclouage après avivement des fragments ; méthode qui à priori, parait d'autant plus indiquée pour les pseudarthroses humérales qu'à ce niveau un raccourcissement de moyenne importance est sans inconvénient ce qui permet de rapprocher les extrémités osseuses primitivement assez distantes.

3 fois sur 4, la guérison de la pseudarthrose fut obtenue dans ces conditions en 4 mois. Il n'en fut pas de même chez le 4éme malade chez lequel la perte de substance consécutive à une blessure de guerre, atteignait 7 cm. Sept mois après l'enclouage la consolidation n'était toujours pas aquise. Elle fut alors complétée par un greffon tibial qui amena la guérison en trois mois. Trois ans plus tard le résultat reste parfait.

Dans les 4 derniers cas le clou de Küntscher a été associé d'emblée à une “on lay” greffe avec 4 succès obtenus en moyenne, en quatre mois et controlés ensuite au bout de plusieurs années.

Nous arrivons sinsi au tableau au suivants:

a) Fractures de l'humérus

Consolidation osseuse Résultats finals Type Nb.

Nb. | purée moyenne parfait échec Fractures transversales 3 3 2 mois 5 Fractures obliques 3 3 2 mois 3 Fractures spircides 3 2 2 mois 2 1 Total : 9 8 8 1

oo

b) Pseudarthroses de l'humérus

Consolidation osseuse Résultats finals Intervention Nb.

Nb. Durée moyenne |parfait échec Remarque Küntscher 4 3 5 mois 3 1 consolidation Küntscher 4 4 4 mois 4 après 2e greffe greffe Total : 8 7 7 1

Nous en concluons que pour les fractures récentes l'enclouage est un excellent procédé d'ostéosynthèse mais que pour les pseudarthroses on a le plus souvent intérêt à la combiner de prime abord, avec une greffe osseuse.

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