OBSERVATION XII
Fracture du nez avec perte de substance Plaie du front. — Plaie de la jambe.
M. P.., 59 ans, fait le 27 août 1929, une chute d’une hauteur de 4 in. 50. Le jour même il est transporté à l’Hôtel-Dieu, où on lui fait une suture au front. Il reste plusieurs jours à l'Hôtel-Dieu.
Le 28 août, il est transporté à l’Antiquaille dans le service l'O MARI
A l'examen : on constate une large plaie du nez, avec gros affaissement de cet organe produit par une perte de substance au niveau de la cloison.
Plusieurs dents sont fracturées : les 4 centrales du bas et les 6 dents antérieures en haut.
On laissera le malade au repos pendant plus de 15 jours. Pansements et nettoyage des plaies.
Le 20 septembre 1929, on place un casque avec tuteurs internes pour empêcher des soudures anormales et maintenir
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au moins dans leur état actuel les fosses nasales bien endommagées. Il garde ce casque 8 jours. On l’enlève deux jours
pour le replacer le 2 octobre. On l’enlève encore par intermit-
tence jusqu’au 18 octobre, date à laquelle l’état général du malade semble satisfaisant.
Le 18 octobre 1929 (Freidel-Marion-Masson) sous anesthésie générale au mélange de Schleicht, on prélève un fragment de cartilage costal (8° côte droite) de 3 centimètres. Fermeture du grand droit en deux plans.
On incise ensuite la partie supérieure du nez en passant par la cicatrice de l’accident, et, après avoir décolé le tissu sous-cutané et avoir avivé lä portion cartilagineuse et osseuse du nez sur une longueur de 3 centimètres environ, on intryduit le greffon taillé au bistouri de façon à remplacer la portion affaissée de la pyramide nasale. Suture de la plaie avec
. 4 crins. Pansement avec une mèche.
On place immédiatement un casque dont les deux tuteurs internes en stents maintiennent le greffon en bonne position.
Le soir, le greffon n’a pas bougé. Il en est de même les jours suivants. Pas de suppuration.
Quelques semaines après, la respiration nasale, quoique défectueuse, n’est pas aggravée et le squelette cartilagineux ne s’est pas affaissé.
Nous avons appris par la suite que M. P... était mort d’un ictus un peu plus d’un an après son accident. D’après son entourage, les résultats obtenus à la sortie de l'hôpital se seraient maintenus.
s+ à En résumé, il ressort de ces observations, qu'il faut réduire précocement les fractures du nez, placer aussitôt après l’appareil de contention qu'on laissera en place le