OURS
Le 30-6-29, on pratique une ponction du sinus maxillaire droit et des lävages ; le lendemain, la température, qui était à 38°, tombe à 37°.
Le 31 juin 1929 : réduction de la fracture du nez (Freidel- Marion) ; anesthésie générale au chlorure d'éthyle, emploi des pinces de Martin, Tamponnement intra-nasal avec des mèches d’eau oxygénée qu'on enlève au bout de quelques minutes, et,qu'on remplace par des mèches enduüites d'huile goménolée. ;
Mise en place les jours suivants d'un casque de Darcissuc
selon la méthode décrite précédemment.
Le 15-6-29, le malade sort de l'hôpital avec son casque.
Le 3-7-29, le malade revient. Ï1 n’y a plus de mobilité du maxillaire supérieur ; il présente un bon articulé dentaire et commence un peu à mastiquer (mie de pain), mais il se plaint de moucher des croûtes du côté droit. On lui fait faire des inbalations.
Au niveau de la cicatrice nasale, on constate une légère dépression, mais le malade présente cependant une bonne perméabilité nasale vérifiée au spéculum ; il constate lui-même qu'il respire bien. Il quitte de nouveau l'hôpital.
Dans le courant du mois d'août, M. J... revient. Il présente une bonne perméabilité nasale, mais une légère dépression dorsale du nez, et surtout des troubles psychiques.
I! revient encore le 28 août et se plaint d'être déprimé, de ne pouvoir pas travailler. On le prend en observation. Douleurs vagues de tête, sans signes oculaires.
Le 51 août, on pratique une ponction iombaire qui ne révèle rien d’anormal. Pas de fièvre. Pouls à 52.
On revoit M. J.. en janvier 1933. La dépression nasale s’est un peu accentuée et le résultat fonctionnel, très bon pendant les mois qui ont suivi le traitement, laisse actuellement un
peu à désirer.
Enfin, le dernier de nos blessés, mort à l'heure acluelle, présentait un cas un peu particulier : 1l s'agissait d'un effondrement très marqué de la pyramide nasale, avec plaie ouverte et perte de substance. Il nous à donc fallu reconstituer, à l'aide d'une auto-greffe costale, une grande partie de la cloison. Le résultat ainsi obtenu chez un sujet de 50 ans n'a pas été parfait. Il a cependant été relatif, en ce sens que le malade avait obtenu, pendant plus d'un an, une amélioration respiratoire, el que sa charpente nasale avail pu être, en partie, reslaurée. Son observation est la suivante.