OBSERVATION III
En déchargeant une voiture, Hennuyer, qui est âgé de 62 ans, tombe entre la roue du véhicule et le caisson, entend un craquement et ne peut marcher à partir de ce moment.
Le 19 avril il est transporté à l'hôpital ; le diagnostic de fracture bimalléolaire par abduction est fait. Les commémoratifs font présumer qu'il y avait eu en même temps une
luxation du pied en arrière, luxation qui séance tenante a été
réduite par un homme qui avait, dit le blessé, tiré sur l'avant-
pied. | L'extrémité de la malléole interne est arrachée et il existe une fracture de la malléole péronière à 3 centimètres de son extrémité. La région tibio-tarsienne est gonflée; le diamètre bi-malléolaire est agrandi, le pied est dévié en dehors, le ballottement existe. Les douleurs localisées aux points fracturés sont des plus nets. Il y a une forte entorse.
Le membre est placé dans une gouttière de Bonnet et, le surlendemain, on procède à l'application des appareils.
Le 24 avril, lorsque l'appareil de marche est sec, le blessé s'essaie à marcher: il s'en va à travers la salle, aidé | de deux cannes au début, puis d'une seule. Il ne souffre nullement de son membre fracturé, pas plus durant la marche, que lorsqu'il est couché. Moralement frappé de l'accident qui, croit-il, le retiendra longtemps couché, le malade a recouvré sa gaité et ne continue plus à se plaindre de son séjour à l'hôpital.
Le 8 mai, on change l'appareil, avec l'intention d'en remettre un autre; mais inutile de refaire un appareil : la fracture est consolidée, le cal n'est pas gros, ni douloureux. L’articulation tibio-tarsienne dont les mouvements sont absolument libres et ne provoquent aucune denent est reconnue en parfait état.
Nous faisons chaque jour du massage et empêchons le malade de se lever : sa nouvelle situation hospitalière ne lui convient pas et il veut quitter l'hôpital. Son « exéat » est signé le 9 juin. Il part complètement guéri.
Te