‹ Traitement des fractures simples de jambe par la méthode "ambulatoire"Chapitre 16 sur 19 · SA · texte numérisé non relu

SA

douillet, il ne demande qu’à reprendre au plus tôt ses occupations et à être le plus tôt sur ses deux jambes.

Le 29, la gouttière postérieure est placée, le pied le plus exactement possible à angle droit.

Le 31, nous appliquons l'appareil de marche, à trois centimètres environ au-dessous du chapiteau tibial.

Le rer juin, le blessé marche avec une seule canne; il est plein de confiance et aide ses voisins de lit qui, eux, ne peuvent se lever ; il va et vient dans la salle et use de l’appareil avec une dextérité surprenante.

Le 3 juin, il marche sans canne, il ne souffre aucunenent et fait voir à ses camarades qu'il peut, sans douleur, frapper le plancher avec son appareil.

Le 11 juin, nous enlevons l'appareil. La de est constatée, il y a encore un léger ballottement et le pied est légèrement dévié en dehors.

Le 12, nous replaçons un appareil en remettant le pied en bonne posture.

Le 16, nous enlevons définitivement l'appareil ambulatoire et, pour forcer le malade à rester au repos, nous lui laissons la gouttière postérieure qui, le 19, lui est enlevée à son tour.

Le fracturé demande à quitter l'hôpital, il est pressé de s’en aller. Nous lui disons combien ilest imprudent de ne pas rester quelques jours encore et il consent à rester cependant une semaine avec nous. Chaque jour le massage est fait. La cheville est un peu grossie, maisindolore. Tous les mouvements de l'articulation tibio-tarsienne sont conservés. Il quitte l'hôpital le 28 juin, parfaitement remis et sans douleur

aucune du côté de la fracture.

Page 1