OBSERVATION VI
Le sixième malade que nous avons traité par l'appareil ambulatoire, est un télégraphiste renversé par un fiacre, dont les roues ont passé sur la jambe droite.
Cayla (Jean) a 32 ans.
Il est amené le 4 juin avec une cortusion de la hanche,
qui ne le fait pas souffrir et qui laisse les mouvements de l'articulation coxo-fémorale absolument libres. On le place salle Malgaigne au lit n° 2
À la jambe, on constate une fracture des deux os dont le siège est à l'union du tiers inférieur et des deux tiers supérieurs empiétant sur le tiers moyen. Le trait de fracture est transversal ; le tibia est fracturé un centimètre plus bas que le péroné. Chevauchement nul.
Ce malade, au point de vue douleur, est intéressant; il se plaint de douleurs intenses et résiste mème lorsqu'on veut examiner sa jambe. |
Le jour mème de son entrée, le 4 juin, la réduction est faite et un appareil de contention est placé, le gonflement étant nul. Ce premier plâtre, construit comme les précédents, s'arrête à quatre centimètres environ de la tubérosité antérieure du tibia. Se
Le 5 juin, l'appareil de marche est adapté et moulé sur le chapiteau tibial en évitant d'atteindre les plateaux du tibia, afin de laisser l'articulation fémoro-tibiale en parfaite liberté.
Le 6 juin, le blessé refuse de marcher, prétendant qu'il va souffrir. On insiste, il se décide et se trouve tout à fait étonné de pouvoir aller de son lit au bout de la salle. Les fragments sont absolument immobiles et, cependant, il se
— JD —
plaint; mais, vu l’exagération de la sensibilité du blessé, et nous étant assuré que sa fracture était parfaitement immobile,
nous ne nous en préoccupons pas.
Le r1 juin, le malade a passé son pantalon et se promène
librement avec deux cannes à travers la salle.
Le 12, nous exprimons au malade le désir de photographier l'appareil; il résiste, prétend ne pouvoir marcher plus longtemps. Les brancardiers sont appelés et il refuse de se laisser porter, disant qu'il peut bien marcher. Il monte à l'étage supérieur, la photographie est faite, il redescend et regagne sa salle. Toutes ces marches sont exécutées sans douleur aucune, de l’aveu du malade.
Le 19 juin, nous enlevons l'appareil et observons la forme prise par le manchon de tarlatane plâtrée qui a moulé le col tibial, eette partie immédiatement placée au-dessus du renflement gastro-énémien. Elle semble avoir moulé le milieu d'un cône : bref, elle représente un tronc de cône à base supérieure. Nous laissons le blessé sans appareil dans une gouttière de Bonnet. La douleur, au niveau de la fracture, est nulle, la cicatrice osseuse est en bonne voie de formation.
Du 19 au 21, le blessé ne cesse de réclamer son appareil de marche, il se plaint de « notre négligence », nous auricns y le] ) pu, dit-il, lui épargner son séjour de deux jours au lit.
Le 21 juin, la gouttière d'Hergott est placée et le lendemain un appareil de marche, plus léger et plus maniable, est appliqué. Toujours même méthode, solidarité des deux
appareils à leur partie supérieure.
Le 23, le malade va et vient, heureux de ne plus se trouver dans un lit, faisant mouvoir son articulation du genou facilement et ne ressentant pas la moindre douleur.
aan Le .3Juillet ;nous enleyons l'appareil: la consolidation
Fe 2 6 + Fax Û =
ta £
Le) à ; : ra tx C Le |
y * me À
DE rte
me"
Le s, nous examinons, à travers la rainure antérieure. . de notre appareil plâtré, le niveau de la fracture ; un cal est. ra. en voie de formation, : 2 =.
semble très avancée, le | cal: est régulier et l'examen du foyer
n est Le. douloureux.
\ ; > as L . : < £ = < + * - % ' D z Ps :
e k z f i & ge) za / a Û à ; 1e & 3 Æ es ï *% .
} : Tr î 13 Le +?
Set ï /