‹ Traitement des fractures simples de jambe par la méthode "ambulatoire"Chapitre 3 sur 19 · ÎLE · texte numérisé non relu

ÎLE

M. le professeur TDIÉLAUX

à la Faculté de Médecine

Professeur

émie

Membre de l’Acad

de Médecine

Commandeur de la L

on d'honneur

égi D

ENTRO DUC REON

Malgaigne, en traitant des fractures, place la fracture de la jambe au premier rang comme fréquence ; aussi est-il intéressant de se préoccuper du traitement de cet accident du squelette et sommesnous heureux, pour notre thèse inaugurale, d'avoir à traiter un tel sujet.

Notre excellent maître, M. Reclus, nous à inspiré ce travail et nous a autorisé, dans son service, à Laënnec, à observer les maladies qu'il traitait

par la méthode ambulatoire. En Allemagne, en Angleterre et en Amérique, cette méthode a été très suivie, tandis qu’en France elle a eu relativement peu d’adeptes.

Au début de nos études à Paris, nous avons eu la bonne fortune de suivre le service de M. Reclus. Pendant trois ans, nous avons écouté ses leçons au lit du malade avec un vif intérêt, et, dans toutes, la clinique sans parti-pris et les devoirs professionnels nous ont été clairement exposés. Soigner avec £a conscience le malade, rechercher pour lui le maxi-

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mum de bien-être, ne jamais intervenir que lorsque nettement les bénéfices de l'intervention l’emportent sur ses dangers, voilà ce que nous avons appris comme morale professionnelle; quant aux enseignements scientifiques, ils sont connus, ses nombreux élèves en sont un témoignage. Nous remercions particulièrement notre maître de ses bienfaits et lui en sommes profondément reconnaissant. Nous sommes nombreux à dire qu'il aime ses élèves.

Nous serions ingrat si nous ne témoignions notre gratitude à M. le docteur A. Petit et à M. le docteur Faisans, nos autres maîtres des hôpitaux. QueM. le docteur Maygrier agrée nosremerciements pour le bon accueil que, pendant six mois, il a bien voulu nous faire dans son service à la Pitié et à Lariboisière.

Nous n'oublions pas M. le professeur Demons, les docteurs Villar, Denigès et Bergonié de la Faculté de Bordeaux.

M. le docteur Arou, qui nous a enseigné la médecine opératoire, a droit à notre reconnaissance, ainsi que M. le docteur E. Cestan, que nous eûmes comme aide d'anatomie en 1891 et qui, dans un: article de la «Gazette des Hôpitaux » aussi complet que bien documenté, nous a facilité les recherches bibliographiques etnous a aidé à discuter la méthode. C’est lui qui nous a fait faire le premier essai de la déambulation dans le service de notre maître à tous deux.

Spas

Nous serions heureux si M. le professeur Tillaux était notre président de thèse. Nous lui adressons, sans Savoir si nous aurons l'honneur d’avoir sa pré-

Sidence, l'hommage que nous lui devons. Il est aussi notre maître, qu'il agrée notre reconnaissance pour l'enseignement que nous en avons reçu.

Nos observations se rapportant uniquement au traitement des fractures simples de jambes, et voulant exposer des faits qui nous sont connus, nous. limiterons notre thèse à ces lésions des os de la

jambe.

Dans l'historique de la question, nous verrons combien cette méthode a été peu pratiquée en France. Nous en sommes étonné et il nous semble

que cette thérapeutique complète les idées du professeur Lucas Championnière et comprend tous les termes énoncés dans la définition même de tout traitement de fracture : Immobiliser les fragments sans immobilisation articulaire, en évitant le plus possible latrophie des muscles. C’est le résultat que nous avons obtenu grâce aux appareils de marche (geh verbant).

Après l’histoire de la déambulation dans les fractures de jambe, nous dirons comment, par l’Ambulatorish verbant des Allemands ou l'Ambulatory treatment des Américains, on arrive à obtenir et l'immobilité des fragments et la mobilité articulaire

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