INTRODUCTION
Parmi les complications des fractures ouvertes, il en est une particulièrement grave par la rapidité foudroyante de son évolution et le sombre pronostic qu'elle emporte généralement avec elle, c'est la gangrène gazeuse. Cette complication particulièrement intéressante pour le chirurgien, qui peut être appelé à intervenir et à intervenir vite en pareil cas, mérite toute l'attention.
Nous avons pu en observer un cas dans le service de M. le professeur Le Dentu, à l'hôpital Necker, lorsque nous suivions son service; quelque temps après nous avons suivi un malade qui s'est présenté non dans les mêmes conditions exactes, mais d’une facon analogue. Ces faits ont été pour nous le point de départ de la présente étude.
Notre intention n'est pas de donner une description complète de la gangrène gazeuse, c'est une maladie qui après de longues hésitations a pris une
place définitive et bien nette dans le ceate nosologique. Nous n'essayerons même pas d'étudier sous toutes ses faces cette affection comme complication grave des fractures ouvertes. Notre rôle sera plus modeste et nous envisagerons la question surtout au point de vue du traitement. |
C'est sans contredit le point le plus important et dont l'intérêt est le plus immédiat. Sans doute, il a | fallu de longues et patientes recherches pour arriver à connaître la nature de la maladie et ses conditions de développement, sa marche et ses modalités cliniques. Aujourd'hui, c'est sur ces connaissances établies que nous voulons nous baser pour voir quels traitements conviennent à ces cas,et quelles en sont les indications précises. Nous nou; estimerons heureux si nous avons pu parvenir à montrer d'une façon claire quelle doit être la conduite rationnelle du chirurgien quand il doit faire le sacrifice du membre et quand il peut espérer sa conservation.
Mais avant d'aborder notre sujet, qu'il nous soit permis de remercier ici publiquement tous nos maîtres. C'est grâce à leurs enseignements et à leur bienveillance que nous avons acquis Ce que nous savons aujourd'hui, et si dans ce travail nous apportons quelques données intéressantes, c'est à eux qu'en revient le mérite.
Tout d'abord nous adressons l'hommage de notre respectueuse gratitude à M. le professeur Le Dentu, dont nous avons eu la bonne fortune de pouvoir suivre les intéressantes cliniques: C'est dans son
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Service de l'hôpital Necker que nous avons recueilli deux des observations que nous rapportons dans ce modeste travail. Nous tenons à lui exprimer notre reconnaissance et pour ses savants enseignements ct pour le bienveillant accueil qui nous a été fait dans son service.
Nous tenons aussi à adresser un hommage de { {
reconnaissance à la mémoire du professeur Le Fort qui fut notre premier maître dans les hôpitaux.
Que MM. les docteurs Troissier et Huchard veuillent bien accepter aussi tous nos remerciements : ce Sont eux qui nous ont initié à la pratique délicate de l’auscultation.
Nous avons eu l'honneur d'être l'élève de M. le docteur Ferrand et nous ne saurions l'oublier. Il nous a prodigué dans son beau service de l'Hôtel-Dieu ses savants enseignements et nous a appris ce que doit. être un praticien consciencieux.
Nous n’oublierons pas non plus M. le docteur Campenon, agrégé de la Faculté, qui fut notre maître en chirurgie, ni M. le docteur Porack: c'est à ses bienveillants et savants conseils que nous devons nos connaissances en obstétrique.
__ Nous adressons aussi tous nos remerciements à M. le docteur R. Petit, ancien interne des hôpitaux de Paris, qui a bien voulu nous seconder de ses conseils
éclairés,
Que M. le professeur Tillaux veuille bien nous permettre de lui exprimer toute notre reconnaissance pour le grand honneur qu’il nous fait en acceptant la présidence de notre thèse.