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le muscle, détend ses fibres musculo-aponévrotiques Sa tonicité musculaire se trouve diminuée. D’autre part, la contraction niusculaire s’exerce, tout au moins pour les dernières côtes, sur un arc costal ayant perdu son point d'appui antérieur. On sait que le mouvement d’ampliation latérale de la côte passe autour de l’axe réunissant l’ariiculation cecto-sternale à l’articulation costo-vertébrale. La suppression de ce point d'appui entraîne donc la disparition du ntouvement d’ampliation latérale.
Par contre, cette solution de continuité sur le rebord chondral crée un point faible et détermine une moindre résistance de la cage thoracique. On conçoit alors que l’action musculaire se porte du côté de la moindre résistance, la mobilité plus facile du thorax favorise l’action thoracique du muscle au dépend de son action abdominale. Cette action s'explique d’autant mieux que la réduction de l’éventration, la coaptation des parois aponévrotiques rapprochées sur la li-
‘ gne médiane augmentent la compression abdominale et donc la résistance à l’action diaphragmatique sur l’abdomen. Pratiquement, on peut donc dire que la résection du rebord cartilagineux a considérablement diminué la respiration abdominale et favorisé au contraire
la respiration thoracique.
Ainsi, par la chondrectomie, se trouvent réalisées
les conditions nécessaires pour que la cure de ces
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grosses éventrations médianes sus-ombilicales ait la
chance de succès.
Premièrement, mobilisation et rapprochement faci-
les des parties molles grâce à la laxité que donne la ré-
section cartilagineuse.
Deuxièmement, mise au repos de la suture qui est soustraite aux mouvements de distension et aux trac- . r Le . 1 tions latérales exercées normalement sur les parties
1l l’acti ! ue molles par l’action du diaphragme sur la respiration
abdominale.
Les servitudes de la guerre, l’absence d’un nombre suffisant d'observations, leurs dates trop récentes pour risquer un jugement, nous ont empêché d’tudier un certain nombre d’éléments de la mécanique
pulmonaire avant et après l’intervention:
Expansion thoracique,
Capacité respiratoire,
Indice respiratoire,
De même, nous ne pouvons pas juger avec un recul suffisant le retentissement sur l’appareil cardiopulmonaire qui pourrait être le fait de l’intervention. Nous nous bornerons done à signaler dans lobservation de nos opérés les manifestations cliniques, les troubles fonctionnels que nous avons pu relever dans les suites opératoires:
Persistance d’une douleur, plusieurs semaines