C... Marius, 40 ans, facteur
Opérateur, M. Moure.
Antécédents : Gastrectomie le 13 janvier 1933. — Opéré d’éventration le 21 juillet 1933. Sorti le 9 août
Intervention. — Cure d’éventration médiane sus-ombilicale, avec résection chondrale.
Ce malade présente une énorme éventration sus-o0mbilicale. On constate que les muscles droits se trouvent écartés de la ligne médiane à chaque mouvement respiratoire. On prend donc la décision de faire une résection
des derniers cartilages costaux.
Excision elliptique de la cicatrice médiane très élargie. Dissection large de la peau, à droite et à gauche. Incision verticale, sur le plan costal au niveau de la partie externe du muscle grand droit et résection d’un fragment
assez important de la palette cartilagineuse.
GS
On est obligé de le faire, car après simple section, on voit les deux fragments jouer l’un sur l’autre.
Une résection limitée produit le même résultat, ce qui
prouve que l’arc cartilagineux est encore trop long. On.
est obligé de faire une résection d’environ trois centimètres.
Ceci fait, on constate que les mouvements respiratoires de grande amplitude n’entraînent plus les muscles
droits en dehors. -
On résèque la cicatrice cutanée adhérente à l’épiploon. On décolle l’épiploon de la périphérie du péritoine pariétal, auquel il adhère largement.
On ferme le péritoine au catgut à points séparés.
Dédoublement de la gaine du droit des deux côtés, par une icision verticale qui isole deux lambeaux à char-
nière interne, suturés sur la ligne médiane.
On constate que cette résection chondrale modifie les mouvements respiratoires de la base du thorax. Le dia-
.phragme ne fait plus remonter en haut et en dehors, les
pans musculo- aponévrotiques de la région épigastrique.
Il semble que l’action du diaphragme sur les côtes inférieures et, par conséquent, sur les muscles de la paroi
abdominale, soit supprimée.
L'opération terminée, on remarque que l’exubérance des mouvements respiratoires qui attire fortement en haut la base du thorax, reste sans action sur les mucles droits immobiles.
Malade revue le 5 octobre 1933.
La paroi est solide. Aucun phénomène douloureux.
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Revu le 13 janvier 1939.
Paroi excellente. Cicatrice souple. De chaque côté, sur le rebord chondral on sent, très nettement, une dépression qui répond à la résection cartilagineuse. A l’inspiraton, les deux extrémités cartilagineuses qui limitent cette encoche s’écartent l’une de l’autre. L'examen radiologique confirme ces données cliniques. Il n’existe ni soudure secondaire ni réaction ostéo-cartilagineuse de voisinage.
Sous écran, on peut encore constater : la diminution
de l’ampliation latérale de la base du thorax et les mou-
vements de moindre amplitude des coupoles diaphragma-
tiques.
Vu Vu Le Doyen : Le Président de la Thèse BAUDOUIN BAUDOUIN
Vu et permis d'imprimer Le Recteur de l’Académie de Paris ROUSSY