‹ Traitement des larges éventrations médianes sus-ombilicales par la résection partielle du rebord thoraciqueChapitre 8 sur 26 · RAPPEL HISTORIQUE. EXPOSÉ DES MÉTHODES · texte numérisé non relu

RAPPEL HISTORIQUE. EXPOSÉ DES MÉTHODES

Une cure d’éventration représente souvent une in-

tervention laborieuse. Elle reste pour certains chirur-

giens, en marge des interventions brillantes et parfaitement réglées, une opération fastidieuse, sorte de

parent pauvre en chirurgie.

Les index bibliographiques sont cependant riches en publications et thèses sur les différents procédés de traitement des éventrations. La multiplicité des méthodes et le désaccord des auteurs prouvent que cette question ne saurait être épuisée. Il existe autant de variantes dans les procédés opératoires que de formes différentes d’éventrations Nous étudierons d’abord brièvement les techniques habituelles appli-

cables aux éventrations sus-ombilicales.

Nous rappellerons pour mémoire, les méthodes extra-péritonéales, qu’il s’agisse des procédés de Simon d’'HEIDELVERG, de GOUILLIOUD ou de QUÉNU. La perte de substance considérable et les dimensions même de l’éventration rendent impossible le rapprochement des bords musculo-aponévrotiques et la réduction du sac péritonéal hernié.

Restent donc les méthodes intra-péritonéales faisant appel, les unes au simple procédé d’excision suivi de la réunion des différents plans pariétaux, les autres, aux procédés plastiques ou de substitution.

Les premières nous retiendront peu. Elles sont classiques : technique d’Albertin (Thèse de CHENU, Lyon 1913) qui après ouverture de la cavité périto-

néale éverse les lèvres de l’éventration et adosse les

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séreuses péritonéales au ras du collet, puis libère les

muscles droits et leur gaîne qu’il suture par dessus.

Technique des Frères Mayo décrite par Jupp en EPEL qui réalise un doublement pariétal en prenant en masse tout le plan musculo-aponévrotique dont on

fait deux lambeaux qui se chevauchent.

Technique de MAypLr qui ouvre la gaîne des droits

et reconstitue la paroi plan par plan.

Tous ces procédés et leurs variantes ne trouvent d'indications que dans les éventrations minimes ou de moyenne importance. Dans les formes qui nous occupent, l’éventration est par définition si large que toute mobilisation ou rapprochement des parties molles reste impossible. Il est donc essentiel d’obtenir l’étoffe suffisanteà la coaptation des bords de la plaie ou de compenser la perte de substance par autoplastie ou

greffe.

Les procédés plastiques offrent la plus grande

diversité technique.

MYoPLASTIE : Par prélèvement d’un lambeau aux muscles larges de l’abdomen. Quelle que soit la variante technique, l’essentiel est de conserver au lambeau un pédicule vasculo-nerveux qui assure sa vitalité. WALTHER, MERCADE, STREISSLER, se sont fait les

défenseurs de cette technique.

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