OBSERVATION XIII
(Communiquée par M. le professeur CALYET)
M°° K..., âgée de o ans, qui a été opérée en janvier 1947 d'une tumeur maligne du poumon, vient consulter à la clinique d'O.R.L., le 14 avril 1948, pour angine persistant depuis un mois.
L'examen révèle une granulie pharyngo-laryngée avec éléments productifs très abondants, au niveau du vestibule laryngé de la paroi postérieure du pharynx et du voile.
La malade est adressée immédiatement au sanatorium où un cliché montre l'existence de lésions pulmonaires du même type.
Le traitement par la streptomyeine commence le 2 mai,
à raison de 1 gr. bo par jour.
Le 13 mai, les douleurs ont complètement disparu et la température à marqué une chute vers 37° 5. /
RU RC
Les lésions granuliques pharyngo-laryngées sont effacées complètement et la muqueuse est devenue pâle. Le pourtour de l'orifice supérieur du larynx reste néanmoins épaissi et infiltré, surtout en avant, sur le bord libre de l’épiglotte et, en arrière, au niveau des aryténoïdes.
Nous relevons, en outre, l'existence de deux petites adénopathies sensibles et dures de la chaîne jugulaire gauche.
Le 3 juin, l'infiltration laryngée a diminué, mais l’adénopathie cervicale augmente de volume et devient très douloureuse.
Le 24 juin, l’état laryngé est stationnaire, mais l’adénopathie est devenue fluctuante et une ponction révèle l'exislence d’un pus amicrobien.
Le malade à reçu 80 gr. de streptomycine.
Au début de juillet, la patiente fait une brusque poussée fébrile, son état s’altère rapidement, bien qu'aucune lésion nouvelle ne soit apparue au niveau du larynx ou des poumons et elle décède à la fin du mois.
OBsERvATION XIV
‘Communiquée par le docteur Lo)
Henri, 44 ans, présente une infiltration excavée des deux sommets pulmonaires depuis six mois, sur laquelle la collapsothérapie à échoué.
Le malade est vu, le 4 septembre 1947, en raison d’une dysphonie récente et l'examen révèle une bacillose laryngée infiltrante avec œdème aryténoïdien et végétations en choufleur sur les deux cordes vocales. Il n'y a qu'une légère dysphagie.
Nous décidons d'intervenir par galvano-cautérisalion et quatre séances, espacées chaque fois d’une semaine, rédui- ‘sent les lésions.
Un examen bronchoscopique, fait un mois plus tard, ne révèle qu'une sténose inflammatoire de la bronche inférieure droite.
Ce malade est néanmoins mis en traitement par la streptomycine à raison de 2 gr. par jour pendant, 54 jours.
Un syndrome vertigineux s'installe après 30 jours de cette thérapeutique et persiste jusqu’à l'arrêt de l'antibiotique.
La température s’est stabilisée autour de DER
A la fin du traitement, le larynx montre Pi persistance de l’œdème aryténoïdien, mais, par contre, les végétations des
Dr DU
cordes vocales ont disparu et ces dernières apparaissent dures, cartonnées, limitant un orifice glottique qui semble rétréci.
En mai 1948, une nouvelle poussée thoracique apparaît et la streptomycine est reprise à 2 grammes par jour pendant 5o jours, cette fois sans vertiges.
Le malade a reçu au total 208 gr, de streptomycine.
Le 20 septembre, un dernier examen laryngé montre un léger œdème aryténoïdien, des cordes vocales rigides et peu mobiles et, au niveau de la région sous-glottique, une ulcération du diamètre de 1 cm. environ, située sur la face antérieure de la trachée.