‹ Traitement des laryngites tuberculeuses par la StreptomycineChapitre 38 sur 45 · OBSERVATION XV · texte numérisé non relu

OBSERVATION XV

(Communiquée par M. le professeur TAPIE)

M... Christiane, âgée de 7 ans, est hospitalisée en décembre 1945 pour laryngite tuberculeuse à forme dysphagique au décours d’une primo-infection grave, survenue en janvier 1947.

A cette époque, la cuti était phlycténulaire. La radiographie montrait un chancre d'inoculation para-hilaire droit. Adénopathie de la chaîne jugulaire (ganglion rétro angulo-maxillaire), avec périadénite importante,

A l'entrée, l'examen O.R.L. montre des lésions massives ulcéro-infiltrantes de l’épiglotte.

La malade reçoit 20 gr. de streptomycine en un mois, à raison de © gr. 8 par jour.

À la suite de ce traitement, on note une grosse amélioration de l'état général (température et poids), de l’adénopathie cervicale et de l’image thoracique. L'examen O.R.L, montre une amélioration des lésions anatomiques du larynx. La dysphagie avait disparu en quelques jours.

En avril 1948, reprise du traitement; la malade reçoit 15 gr, de streptomycine, à raison de © gr. 8 par jour.

À la suite de cette deuxième cure, l'examen O.R.I. montre des lésions d'aspect cicatriciel de la moitié droite de l’épiglotte, ressemblant à des cicatrices de lupus.

Cette malade a reçu une dose totale de 35 gr. de streptomycine, Les radiographies n'ayant montré aucun foyer ulcéro-infiltrant susceptible d’infecter directement la muqueuse larvngée, 11 faut envisager une propagation par voie sanguine.

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