LA ES
de la technique d’une suture secondaire, après avivement. Mais nous nous hâtons d’ajouter que cette suture immédiate, pratiquée dans les premières heures qui suivent la blessure, est rarement exécutable, à cause de l'infection toujours possible de la plaie. On sait qu’il ne faut suturer au’en milieu aseptique. |
En tout cas, elle présente les avantages suivants sur la suture secondaire. D'abord, les deux extrémités du nerf, lorsqu’il y a section complète, sont facilement retrouvables, Ensuite, et ceci est surtout important, le tissu de sclérose n’est pas encore formé et rien ne s’oppose à la restauration nerveuse. Enfin l’inventaire dès dégâts est facile et immédiat. On se rend compte tout de suite de la nature et de l'importance de la lésion : hémisection, section franche, arrachement, dilacération.
À linverse de ce qui se passe pour les artères, où, par crainte d’hémorragie secondaire, on résèque le segment contusionné susceptible de donner une escarre, On n’a pas préconisé la suture des nerfs contus, après résection, Mieux vaut en effet laisser évoluer les lésions pour lesquelles on interviendra plus tard, si c’est nécessaire.
Il faut aussi ajouter qu’un des principaux obstacles à la suture primitive des nerfs, outre le danger possible d’infection déjà signalé, est constitué par ce fait qu’elle allonge considérablement l'opération principale. En temps de guerre, le chirurgien qui vient de débrider une plaie, lier une humérale, esquillectomiser un foyer de fracture de l’humérus, surtout s’il opère dans une formation de l’avant, à plus forte raison en période d’offensive, néglige sciemment la lésion du radial qui passe au second plan, laissant aux hôpitaux de l’arrière le soin de compléter intervention par une suture secondaire, la plaie une fois cicatrisée.
Mais, d’autre part, une coaptation primitive des deux