DONS
extrémités nerveuses, même si elle n’est pas suivie de succès, a le grand avantage, en rétablissant la continuité anatomique du nerf, de faciliter une intervention ultérieure. Nous verrons en effet les difficultés auxquelles se heurte l’opérateur lorsqu'il cherche en pleine masse fibreuse les deux extrémités d’un sciatique ou d’un cubital.
Aussi, si des motifs d’ordre pratique s’opposent souvent, surtout en chirurgie de guerre, à l’exécution de la suture nerveuse primitive, il n’en est pas moins vrai que c’est pourtant l’opération idéale.
Technique de la suture en cas de section complète et récente
La région a été soigneusement nettoyée, puis débridée. L’hémostase doit être parfaite, la voie d’accès large afin de donner un jour complet, non seulement sur les deux extrémités nerveuses, mais sur les segments adjacents que l’on sera souvent obligé de mobiliser.
Nous n’envisageons pas ici le cas des grosses pertes de substances que nous traiterons plus bas.
Après avoir légèrement avivé les deux extrémités nerveuses qui sont toujours contusionnées par Île projectile, on les affronte en s’inspirant des principes suivants:
a) La suture doît être névrilemmatique. — I faut éviter de passer un ou deux catguts au travers du nerf, ce qui, en général, dissocie les fibres nerveuses, et la suture ne tient pas. De plus, si même elles ne cèdent pas, les fibrilles sont contusionnées et comprimées, d’où mauvais résultat.
La suture nerveuse est une opération de détail, très minutieuse, à laquelle il faut apporter le plus orand soin. Toutes les manœuvres doivent être faites avec douceur. On se ser-