INTRODUCTION
S'il est une catégorie de blessés qui nécessitent de longs mois de traitement et dont les lésions, moins visibles que celles des amputés, par exemple, n’en sont pas moins cruelles, c’est assurément celle des blessés des nerfs. Combien d’entre eux gardent un membre inutilisable, voué aux troubies trophiques et à la causalgie, infirmes plus malheureux que ceux qui ont dû faire d’emblée un sacrifice en apparence plus important.
Les ressources de la chirurgie sont seules capables d’améliorer leur sort, car les uns après les autres les traitements ont à peu près tous fait faillite. Ainsi que nous le verrons, on ne peut prétendre faire disparaître le tissu fibreux cicatriciel, cet obstacle impénétrable aux fibres nerveuses, par d’autres moyens que par une intervention directe.