‹ Traitement des maladies scrofuleuses et cancéreuses par les méthodes iatraleptiquesChapitre 25 sur 91 · GLANDES, OPHTHALMIE ET FLUXIONS STRUMEUSES · texte numérisé non relu

GLANDES, OPHTHALMIE ET FLUXIONS STRUMEUSES

Mademoiselle Ch ***, de Tournon, âgée de douze ans, issue d’un père valétudinaire, ayant eu dès son bas âge la teigne et des glandes cervicales engorgées, contracta vers son dixième mois une ophthalmie et des fluxions au nez excessivement opiniâtres ; ces malheureuses fluxions subirent quelques amendements pendant le cours de sa première enfance, sans céder complètement; elles redoublèrent d’intensité après l’évolution de la seconde dentition. Traitée tour à tour parles docteurs Perriatde Tournon, Cady et Gensoul de Lyon, cette jeune personne me fut adressée par M. le docteur de la Suzenaie, qui lui avait donné ses soins dans les derniers temps.

État de la malade : Le faciès est blême et bouffi ; fluxions intenses sur les yeux, le nez et les lèvres ; les paupières fortement gonflées ne peuvent s’entr’ouvrir que dans les moments calmes, à l’ombre, et lorsque la malade modère l’intensité de la lumière en voilant le pourtour des yeux à l’aide des mains; on voit alors que des taies fortes couvrent presque en totalité les cornées transparentes; injections rouges et variqueuses des veines qui sillonnent les cornées opaques; fluxions nasales ; glandes engorgées selon le trajet des jugulaires, et aux alentours du maxillaire inférieur ; plusieurs de ces glandes offrent le volume d’une noix ; la ma-

lade enfin est étiolée au dernier degré et forcée le plus souvent de rester dans l’obscurité la plus profonde.

Prescriptions : Traitement stanno- cuivrique associé avec les bains et la boisson des eaux.

Deux mois de ces médications produisirent un bien immense, les glandes disparurent en grande partie, les autres furent réduites à un petit volume ; l’ophthalmie fut presque guérie ; il ne restait plus qu’un peu de sensibilité dans les yeux ; de petites taies, et cette habitude de cligner, familière aux peronnes qui ont beaucoup souffert des yeux ; la santé générale enfin s’améliora sensiblement et la peau plus grasse perdit de son extrême pâleur. *

Mademoiselle Ch*** est revenue à Celles tous les ans, jusqu’en 185i ,* elle y a passé un mois chaque année ; en 4 845 seulement, elle prit quelques pilules stanno-auro-cuivriques ; les autres années, elle s’est bornée à prendre des bains et à boire les eaux. Cette jeune personne est aujourd’hui mère de famille et nourrit un bel enfant. J’ai eu de ses nouvelles récemment, elle jouit d’une santé parfaite.

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