‹ Traitement des maladies scrofuleuses et cancéreuses par les méthodes iatraleptiquesChapitre 24 sur 91 · SCROFULES - GUÉRISONS · texte numérisé non relu

SCROFULES - GUÉRISONS

Accueilli par de nombreux malades , au sortir de nos Ecoles, je fixai ma demeure à Yernoux, lieu de ma naissance; mes clients devinrent bientôt si nombreux que je renonçai à courir le monde, parce que je crus que l’homme étant le même partout, je pouvais voir, méditer et donner une direction régulière à mes études sur les plateaux élevés de l’Ardèche, aussi bien qu’à Paris, à Londres, à Pékin, ou n’importe sur quel autre point de la surface du Globe.

Mettant à profit la confiance que le peuple m’accordait, j’entrepris, dès l’année 1820, mes recherches sur les maladies chroniques. L’or fut le premier agent que je mis en œuvre; le chlorure, l’iodure et le cyanure d’or furent les sels que je mis d’abord à l’étude. Ces sels furent co-associés avec la diète sèche des Arabes et l’administration d’un opiat préparé avec la râpure de salsepareille et autres bois sudorifiques.

J’obtins des cures, dont je me glorifie encore.

Cinq années s’écoulèrent, j’étais heureux dans mes médications; ma réputation grandissait. Satisfait de mes connaissances médicales sur l’or, je portai mes pensées (1825) sur les sels argentiques. Tout marchait au gré de mes vœux , mais transporté en 1826 sur les rives du Rhône, je négligeai, j’oubliai pour ainsi dire, la filiation de mes idées sur les maladies chro-

niques, et j’esquissais de temps en temps quelques aperçus physiologiques entrevus à ma façon. Des ma lades nouveaux venaient cependant toujours à moi ; je prescrivis les eaux minérales alcalines de Celles à quelques-uns d’entre eux, ils s’en trouvèrent bien. En 1832 et 1833, le nombre de mes clients s’accrut à un tel point, qu’il me fallut chercher de nouvelles eaux et créer, presque à mon corps défendant, un petitétablissement (4834). Plus tard, des malades sérieux, très sérieux, eurent leur tour; je revins alors aux souvenirs de mes montagnes. M’engageant de plus en plus dans le champ des expérimentations, je maniai successivement, parfois simultanément, l’or, l’argent, le mercure, le plomb, le bismuth, l’étain, le zinc, l’antimoine et le cuivre. Je ne tardai pas à reconnaître que ce dernier métal est le premier de tous les modificateurs que l’on peut co*associer avec les eaux de Celles pour le traitement des affections scrofuleuses. Le cuivre, entre mes mains, n’a jamais été nuisible et m’a procuré souvent de superbes résultats. Mes préparations ne furent pas, on doit le présumer, aussi parfaites dans le début que celles d’à-présent.

Les observations que je vais tracer seront empruntées â différentes années, afin que le lecteur puisse entrevoir les progrès successifs apportés dans la confection de mes divers procédés pharmaceutiques.

SCROFULEUSES ET CANCÉREUSES.

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