‹ Traitement des maladies scrofuleuses et cancéreuses par les méthodes iatraleptiquesChapitre 39 sur 91 · MAL VERTÉBRAL DE PO T T . — G U É R I SO N · texte numérisé non relu

MAL VERTÉBRAL DE PO T T . — G U É R I SO N

Mademoiselle Anaïs B***, de Livron , âgée de dixsept ans lors de son arrivée à Celles en août 1847 , d’un tempérament autrefois fortement nuancé par la prédominancedela lymphe, d’une constitution chétive, issue d’une mère valétudinaire, ayant été souffreteuse durant tous le cours de son enfance, sujette à des maux de reins ainsi qu’à de sourdes coliques qui prirent récemment une intensité progressive, devinrent atroces, et obligèrent les parents de la malade, après bien des médications infructueuses, de la confier à mes soins.

Etat de la malade : Le faciès est colore, mais comme bouffi ; une rougeur violacée des pommettes contraste avec un fond de pâleur de la peau et l’excavation des yeux; corps amaigri, principalement les membres pelviens ; peau râpeuse et comme chagrinée; flaccidité des muscles.

La malade ne se soutient qu’avec peine sur ses jambes ; elle marche très lentement , avec beaucoup de précaution, à l’aide d’un bras (la pointe des pieds

en dedans), et semble craindre à chaque instant de fléchir. Mademoiselle Anaïs éprouve souvent, même dans les instants de repos, la sensation d’un coup de fouet qu’on lui sanglerait autour des reins ; enfin rapetissement de la taille, gibbosité des trois vertèbres lombaires, principalement de la quatrième, qui, tuméfiée, semble vouloir s’échapper de la colonne vertébrale ; elle est très douloureuse au toucher ; ventre gros et bouffi, tension et proéminence dans le bas-vertèbre, surtout dans le pli de l’aine du côté droit.

Prescriptions : Bains artésiens , boisson de Veau de la sourse artésienne , traitement stanno -cuivrique.

Deux mois et demi de traitement produisirent une grande amélioration dans l’état de la jeune malade ; je lui remis au moment de son départ des médications cuivriques , et je lui appliquai deux cautères sur les lombes , en lui recommandant de les entretenir avec beaucoup de soin.

En 1848, la malade était si bien, qu’elle ne jugea pas convenable de revenir à Celles ; elle conserva cependant ses cautères jusqu’en 1849, et suivit mes conseils hygiéniques avec beaucoup de ponctualité. Cette malade est aujourd’hui mère de famille.

JACQUES FAUGIER (1850 et 1851 ).

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