‹ Traitement des maladies scrofuleuses et cancéreuses par les méthodes iatraleptiquesChapitre 42 sur 91 · TUMEUR BLANCHE DU GENOU GAUCHE. — GUÉRISON · texte numérisé non relu

TUMEUR BLANCHE DU GENOU GAUCHE. — GUÉRISON

Madame Vieux, de Suze, canton de Crest nord (Drôme), âgée de quarante-sept ou quarante-huit ans, d’un tempérament lymphatico-bilieux , d’une constitution assez robuste, d’une petite taille, d'un squelette épais, avait eu à diverses époques des douleurs rhumatismales; portait depuis quinze mois, lors de son arrivée à Celles en août 1851, une tumeur blanche du genou gauche, qui avait été traitée tour à tour par mon ami le docteur Morin, de Crest, et par l’honorable docteur Faure , de Die (Drôme), qui, connaissant une guérison analogue (1) obtenue à Celles, m’adressa cette dame.

État de la malade : Le corps est bien nourri, cependant le faciès est un peu altéré, et la couleur âcre des joues contraste avec un fond de pâleur ; le genou

(1) C’était l’accoucheuse de Die.

SCROFULEUSES ET CANCÉREUSES.

gauche est très gros , gonflé dans tout son pourtour, le creux du jarret rempli de glandes ou de tissus engorgés efface les cordes qui enlacent cette cavité ; la rotule et le ligament rotulien sont poussés en avant par la tuméfaction de cette jointure ; fluctuation manifeste sur les deux côtés et au-dessous des bords du ligament rotulien. Cette tuméfaction pénètre visiblement au-dessous de la rotule et dans l’intérieur du genou ; sourde douleur sujette à de fréquentes exacerbations ; la malade enfin ne marche que très lentement, à l’aide de deux béquilles, et en appuyant à peine la pointe du pied seulement.

Prescriptions : Bains artésiens bouillis ; boisson et pastilles de Veau artésienne ; médication stanno -cuivrique.

Cinq semaines de ce traitement suivi avec beaucoup de régularité procurèrent un dégorgement considérable dans la tumeur. Madame Vieux, en nous quittant , marchait à l’aide d’un bâton , et se soutenait en outre sur un bras dans les endroits difficiles ; je lui remis des préparations stanno-cuivriques lors de son

Retour à la mi-juillet 4 852 : La malade était très bien, elle marchait il est vrai en boitant , mais sans le secours du bâton ; genou raide, mais peu d’enflure; il restait cependant un léger empâtement pour le ligament rotulien.

Un mois de traitement dissipa toute cette bouffissure, et la malade, en nous quittant au M août, n’avait plus qu’une certaine raideur qui ne l’empêchait pas de marcher lestement et de courir au besoin.

PIERRE VÉRILHA (20 juillet 1853).

Page 1