‹ Traitement des maladies scrofuleuses et cancéreuses par les méthodes iatraleptiquesChapitre 47 sur 91 · INDURATION DES SEINS · texte numérisé non relu

INDURATION DES SEINS

La femme Fayard, de Lavoulte, âgée de vingt-six ans, d’un tempérament sanguin , d’une constitution heureuse , n’ayant point fait de maladie antérieure , s’étant accouchée vers la fin de la mi- mars dernier,

contracta huit jours après une dureté dans le sein gauche ; l'inflammation gagna bientôt toute la mamelle; le sein s’était gonflé et durci sans qu’il se fût manifesté dans son intérieur des douleurs d’une certaine importance. Des applications imprudentes firent naître de nombreux boutons sur la peau , qui provoquèrent un prurit insupportable. La femme Fayard réclama mes conseils le 9 juin 1853.

Etat de la malade : Le faciès est assez bien , mais le sein est tendre et gonflé, absence totale de lait; la mamelle est d’une dureté squirrheuse , formée par trois glandes à arêtes très vives et très dures , réunies par leur base et presque adhérentes aux côtes ; la peau est couverte de nombreux boutons enflammés , le sein droit lui-même présente le volume d’un œuf, il est dur, comme squirrheux, et sa peau présente aussi des boutons , moins nombreux cependant que ceux du sein gauche. Pour l’un comme pour l’autre organe, la peau est amincie et presque collée sur les tumeurs.

Prescriptions : Lotions sur les seins avec l'eau factice de Celles , plombo-bismuthique d'abord , ensuite mêlée avec un peu d'éther sulfurique ,* frictions d'une poudre argentique sur la langue.

\ 8 juin. La malade est très satisfaite, l’eau plombobismuthique n’avait pas tardé à guérir tous les boutons et dissipé le prurit ; la liqueur éthérée , dont elle avait ensuite fait usage, avait déjà produit de l’effet concurremment avec la poudre argentique ; les semisquirrhosités , moins anguleuses , commençaient à prendre une texture de carnification , et la peau grasse n’adhérait plus immédiatement sur elle.

SCROFULEUSES ET CANCÉREUSES.

Prescriptions : Idem .

Le 15 juillet la résolution des tumeurs a progressé uniformément, et aujourd'hui la guérison est parfaite.

MADAME EUPHROSINE BÉRENGER (19 avril 1855.)

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