SQUIRRHE DU SEIN. — GUÉRISON
Madame Cellard, de Condrieu, d’un tempérament lymphatico-bilieux, d’une constitution médiocre, n’avait pas eu de maladies antérieures à l’exception de quelques érysipèles de la face, âgée de trente-huit ans, ayant eu trois enfants qu’elle a nourris avec succès pendant quinze ou dix-huit mois, le dernier était âgé de treize ans. Avril 1851. Elle avait été constamment réglée, mais elle eut toujours un peu l’appétit irrégulier depuis son dernier allaitement, enfin, elle éprouva quelques douleurs dans le sein droit en septembre dernier. La permanence de ces douleurs et leur accroissement progressif invitèrent cette femme à palper son sein , ce qu’elle fit en janvier 1851 pour la première fois; elle reconnut l’existence d’une glande déjà volumineuse.
M. le docteur Charrins, consulté, lui prescrivit quelques remèdes insignifiants et la malade eut recours à moi au 10 avril 1 851.
SCROFULEUSES ET CANCÉREUSES.
État de la malade : Cette malade est d’une taille moyenne, d’une constitution robuste, le corps est bien nourri, la glande situëe dans le sein droit offre le volume d’une noix couverte de son enveloppe, un peu aplatie vers son milieu ; elle n’est point adhérente aux côtes, mais la peau est distendue et amaigrie , cette glande présente également de nombreuses bosselures ainsi que de fréquentes douleurs lancinantes qui ne sont pourtant pas d’une haute intensité.
Prescriptions : Pansement de la glande avec la mixture d’oxyde de plomb , vinaigre , huile d’olive et eau distillée , potasse ferrique , alterné avec quelques frictions de la poudre stanno-nickélo-argentique désignée sous le n° 1 43 de mon formulaire général ; fréquentes lotions sur le sein avec un éther bis mutho-plombo-nickèlique n° 155, frictions soir et matin sur la langue avec la susdite poudre stanno-nickélo-argentique n° \ 43.
Retour le 24 avril. La mamelle est moins tendue, les douleurs ont presque cessé, la malade peut se coucher dans tous les sens , tandis qu’elle était obligée auparavant d’étre constamment sur le dos ; la glande commence à se flétrir.
Prescriptions : Les mêmes que Van passé avec addition de frictions arsenicales^ 1), administrées sous la plante des pieds et sous V influence de l’électricité ; bains artésiens pris à la température de la source.