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X. Conclusions sur les traitements médicaux

et complémentaires.

Les traitements médicaux ont pris en ces dernières années un développement considérable : 1ls sont de plus en plus nombreux et certains ont déjà obtenu des résultats incontestables, extrêmement remarquables, de guérison rapide et parfaite, sans douleurs et sans mutilations, pour des lésions étendues et virulentes. Les traitements médicaux ne sauraient donc plus être considérés comme négligeables ou secondaires. Presque toujours il faut y avoir recours, mais presque toujours également, un traitement chirurgical reste nécessaire, les traitements médicaux restant habituellement complémentaires de l'acte chirurgical.

À chaque stade d'évolution des lésions, celles-ci peuvent bénéficier de l’un des traitements médicaux envisagés ci-dessus : au début, lutte contre la douleur et l'infection, en utilisant, selon les cas, les agents physiques, l'ozone, la chimiothérapie, les vaccins, les sérums, le bactériophage ou l’anatoxine ; et vers la fin, cicatrisation et régénération osseuse favorisées par les agents

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physiques et par une médication générale reconstituante et calcifiante.

On peut donc conclure que, à l'heure actuelle, traitement chirurgical et traitement médical prennent, selon les cas cliniques et selon les phases d'évolution, une importance prédominante mais que, presque toujours, ils doivent être intimément associés et que. sans parti pris, l'emploi de l’un ne doit jamais faire retarder l'usage raisonnable de l’autre. |

L'ostéite mandibulaire reste, malgré tout et souvent, une lésion assez grave, et assez tenace pour qu'aucune méthode ne soit négligée pour tâcher de l’enrayer le plus rapidement possible.

D. — TRAITEMENT PROTHETIQUE

Du point de vue prothétique, les ostéites de Ia mandibule se classent en deux groupes, selon que les lésions respectent ou détruisent la continuité osseuse. .

Lorsque la continuité osseuse est perdue, selon limportance des lésions, on peut observer diverses complications : ramollissement, fracture, perle osseuse étendue, perte ostéo-périostée. Ces complications et le traitement prothétique qui convient à chacune selon leur nature et selon leur siège seront étudiées aux formes cliniques selon les complications.

Il sera seulement rappelé ici que l’évolution définitive

d'une ostéite ne peut être prévue avec exactitude au

début des accidents, car la plupart des facteurs de gravité nous échappent alors : virulence microbienne, capacités de défense organique...

Lorsque s'annonce une poussée violente, 1l est donc prudent de prendre sans tarder les empreintes du patient, car on ne sait jusqu'où s’étendront les lésions et un trismus pourra gêner ultérieurement. Empreintes prises avec douceur et avec une pâte plastique retirée avant durcissement trop accentué.

Les modèles seront simplement coulés, puis, si l’évolution clmique et radiographique fait appréhender une perte de la continuité osseuse, une prothèse sera de suite préparée et adoptée en bouche pour être tenue prête à utiliser, soit pour prévenir, soit pour traiter fracture et déformations.

Les menaces de fractures se précisent lorsque la zone basilaire est envahie (anesthésie du nerf mentonnier, fusées purulentes périmandibulaires, raréfaction profonde à la radiographie), elles sont particulièrement à redouter lorsqu'un volumineux séquestre est à retirer et lorsque l’anesthésie générale semble indispensable : ces interventions ne devraient pas être entreprises sans qu'ait été préparée une prothèse prête à poser.

Lorsque la continuité osseuse est perdue, on entre dans la phase des complications mécaniques des ostéites. Pour la clarté de l'exposé général, celles-ci seront étudiées avec les autres complications, au chapitre des formes cliniques.

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