E. — CONCLUSIONS GENERALES
L'évolution de l'infection dans le tissu osseux de la mandibule nous paraît souvent déconcertante : après d'importants traumatismes accidentels ou opératoires, l'os ne réagira pas du tout, et en d'autres cas, pour les causes les plus minimes, on assistera impuissant à de terribles ravages. Cela prouve que sont trop ignorés les facteurs principaux de gravité : nature microbienne el sa virulence, terrain humoral et sa résistance.
Les grands principes chirurgicaux restent vrais : supprimer le foyer initial, éviter la rétention, éliminer les corps étrangers infectés, tels que séquestres nécrosés : mais ils se montrent souvent insuffisants.
Il ne serait donc plus excusable de négliger les traitements médicaux qui, par divers procédés, tendent tous à diminuer la virulence microbienne, à rendre le terrain réfractaire ou à accroître les capacités de défense organique, S'il est pratiquement impossible, pour les raisons d'urgence, de temps et d'argent, de faire, avant toute intervention dentaire où maxillaire, tous les examens et traitements médicaux qui seraient théoriquement souhaitables pour agir avec le maximum de sécurité, du moins il est prudent de ne plus négliger ces examens el ces traitements lorsqu'une intervention
sérieuse est envisagée.
EL surtout, lorsque les accidents d'ostéite ont débuté, il importe de connaître parfaitement chaque méthode, la valeur et les indications de chacune, pour utiliser sans retard les plus adéquates. Les diverses méthodes chirurgicales et médicales ne doivent pas être opposées les unes aux autres, elles peuvent convenir chacune spécialement à tel cas particulier, et, le plus souvent d'ail-
leurs, elles doivent être judicieusement associées.